Après la célébration de la 33e Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai 2026, une délégation du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), sous la conduite de son président Médard Milandou Nsonga, a échangé, mercredi 13 mai 2026, avec les différents responsables des organes de presse privés de Brazzaville. Le but a été de s’imprégner des réalités de fonctionnement de ces entreprises de presse confrontées à plusieurs difficultés.
L’ hebdomadaire La Semaine Africaine a été parmi les organes visités par la délégation de cette institution de régulation des médias. La délégation a échangé avec Albert S. Mianzoukouta, directeur de publication de ce journal, autour des difficultés que connaissent les médias et du futur fonds d’appui mis en place par le Gouvernement en remplacement de la Redevance audiovisuelle (RAV). Les charges de fonctionnement des entreprises de presse, les difficultés économiques et les conditions d’accès aux futurs mécanismes d’appui ont été au centre des échanges. La direction de La Semaine Africaine a présenté à la délégation du CSLC les contraintes auxquelles fait face le journal dans un environnement jugé peu favorable à la rentabilité des investissements médiatiques. A la fin de la visite, Théophile Mietté Likibi, secrétaire général, au nom du Conseil supérieur de la liberté de communication, a dressé le constat: «Il se dégage que les médias privés que nous avons visités ont beaucoup de problèmes matériels. Les journalistes travaillent dans une précarité sans nom. Cela est lié aussi à la conjoncture actuelle. Le président du Conseil qui conduit cette délégation a entendu et noté les difficultés que rencontrent les journalistes de Brazzaville en ce moment, notamment les médias privés que nous avons visités. Les problèmes sont énormes. Le président du Conseil a choisi pour cette fois de ne visiter que quelques-uns des médias privés. Nous avons visité Tsiéleka TV un média en ligne, GO TV, les Dépêches de Brazzaville, L’Horizon Africain, La Semaine Africaine, DRTV et VOX TV. Nous savons que les problèmes que rencontrent les journalistes dans ces médias sont les mêmes. Tout le monde espère bien que les difficultés seront atténuées un tant soit peu par le Fonds d’appui aux organes de presse». Le message du Conseil prodigué aux organes de presse visités se fonde sur le respect des règles d’éthique et de la déontologie, ainsi que le respect des lois qui gouvernent le secteur de l’information et de la communication au Congo. La liberté d’expression et de la presse est garantie par la Constitution. Les journalistes doivent travailler avec beaucoup d’abnégation, malgré la conjoncture difficile, a précisé le secrétaire général du Conseil supérieur de la liberté de la presse.
Pour sa part, Albert S. Mianzoukouta, directeur de publication, a apprécié la visite. «C’est une démarche réconfortante, très amicale et sympathique qui nous met sur le chemin de nos obligations professionnelles, mais également morales, je pense. Parce que le Conseil supérieur de la liberté de communication est la structure, pour nous autres les médias qui doit nous assurer la pleine transmission des normes et des règles entre nous professionnels des médias et l’Etat. Le message qui nous a été adressé est celui de nous encourager à transmettre l’information telle qu’elle est; transmettre la vérité sur les faits qui se déroulent dans notre pays pour que la société réalise que le journaliste sert à quelque chose».
Philippe BANZ







