L’ONG Avenir Nepad, avec l’appui de l’Ambassade de France au Congo, a organisé le 29 juillet 2026, au Campus numérique francophone de l’université Marien Ngouabi, à Brazzaville, une rencontre dite ‘’Café citoyen’’, sur le thème: «Leadership de la femme africaine en politique».
Cette rencontre s’est inscrite dans le cadre des activités de la Journée de la femme africaine, célébrée le 31 juillet de chaque année. Elle a été animée par la Professeure historienne Scholastique Dianzinga. Le maître-mot de cette conférence a été l’invite des femmes à s’intéresser et s’engager en politique comme ce fut le cas des pionnières comme Jeanne Viale, et ce, pour aboutir à une représentation équitable dans les sphères de prise de décision et bâtir des sociétés plus inclusives.

Dans sa communication, l’intervenante a insisté sur le combat mené par les femmes africaines, en général et les Congolaises, en particulier, pendant les périodes précoloniale, coloniale et postcoloniale. Elle a mis aussi à la connaissance de l’assistance des instruments juridiques nationaux et internationaux qui protègent les droits des femmes et les a invitées à la prise de conscience. «Cette opportunité m’a permis de rappeler aux femmes les textes juridiques existants. Plusieurs Etats ont mis en place des instruments de protection et de promotion des droits des femmes. L’Union africaine (UA) a, quant à elle, adopté le protocole additionnel à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique, appelé ‘’protocole de Maputo’’. Les femmes doivent donc se lever pour jouer pleinement leur partition, surtout dans le domaine de la politique», a souligné la conférencière.
Pour qu’elles participent à la gestion de la cité, les femmes se doivent de changer de comportements. «La femme doit s’informer; elle ne peut pas hésiter à militer dans un parti politique et ne pas hésiter à se présenter aux élections, parce que c’est à ces niveaux-là que l’on peut faire passer de bonnes idées, suggérer des projets de textes et réaliser des actions pertinentes», a-t-elle exhorté.
Cette communication, bien accueillie par les femmes est un élément déclencheur qui leur rappelle que la société doit fonctionner avec elles. Une participante, Gustavine Louzolo Massanga, présidente du collectif ‘’Lamuka’’, une ONG œuvrant pour l’émancipation de la femme handicapée, a apprécié ces moments d’échange autour du parcours de la femme africaine. «On a toujours parlé des pères de l’indépendance, or, il y a eu également des mères de l’indépendance, à l’instar de Thérèse Gamassa, Hélène Boumpoutou, etc», a-t-elle retenu.
Elle a saisi l’occasion pour lancer un plaidoyer en faveur de l’éducation de la femme handicapée. «On nous demande de nous engager en politique, tandis que les handicapées sont confrontées à une double peine: d’abord handicapées et analphabètes. Or, pour s’engager pleinement en politique, la femme handicapée doit être instruite», a-t-elle plaidé.
Un autre participant, le Pr Godéfroy Moyen, membre de la Commission nationale des Droits de l’homme (CNDH), a encouragé les filles à créer des partis politiques, afin de participer à la vie politique nationale.
Germaine NGALA






