Les étudiants de licence 2 du Groupe Académia EDS, une école privée de l’enseignement supérieur, de la faculté des sciences juridiques, fréquentant la filière de droit privé & de droit public, ont été soumis mercredi 19 août 2026, au siège de l’école, à Brazzaville, à des exercices de compétition de plaidoirie et d’un procès fictif. Ces exercices pédagogiques ont permis aux étudiants un passage de la théorie des chaires universitaires à la pratique pour s’incarner dans l’arène de la réalité, de la conviction et du verbe. Le but visé est de valoriser les compétences pour préparer la nouvelle élite à la maitrîse de la pratique.
Les exercices ont été placés sous l’égide d’Eli Ngo, promoteur du Groupe Académia EDS, avec l’appréciation de deux membres du jury. Ce jury a eu comme président Philippe Bataille, avocat honoraire au barreau de Versailles, magistrat des tribunaux français, avec comme membre Bovaris Bango, enseignant. Le concours du plaidoyer et le procès fictif ont permis aux étudiants de captiver l’auditoire, comme des juristes à manier la loi, des stratèges à résoudre des cas complexes et des orateurs à faire vibrer la vérité et non à réciter des leçons. Ces jeunes talents ont été façonnés à plaider et à monter à la barre avec leurs arguments, à corriger leurs doutes et à éveiller leur courage.
Le tournoi de plaidoirie a permis de valider la note majeure du second semestre de licence 2. Il a préparé les étudiants aux grands concours internationaux d’éloquence juridique et aux carrières de la magistrature et du barreau.
Lançant le concours, Eli Ngo, en qualité de promoteur, a dit: «Ce jour est un rendez-vous de l’excellence. Le «made in Académia», ce ne sont pas des mots gravés sur un prospectus. C’est un pacte avec la rigueur. C’est le reflet de l’enseignement supérieur: former des esprits qui ne subissent pas le monde, mais qui le façonnent. C’est l’alliance indissociable entre le savoir académique le plus pointu et la maîtrise de la pratique la plus exigeante». Pour l’étudiante en deuxième année de droit, Mercia Joëlle Zala, «J’ai bien aimé cet exercice, parce que j’ai des problèmes de prendre la parole en public. Cet exercice m’a permis de m’exprimer devant un public. Le thème qu’on nous a attribués je l’ai trouvé intéressant. Il a porté sur « la justice traditionnelle face au droit positif». J’ai été contente de défendre la loi traditionnelle parce que c’est notre héritage. C’est important de faire cet exercice qui nous a permis de connaître le monde dans lequel nous nous projetons, le monde des juristes». Pour sa part, étudiant en licence 2 de droit, Consolé Kaya s’est exprimé sur ce concours de plaidoirie. «Notre thème a été sur «L’espace numérique et les libertés individuelles», j’ai plaidé pour le renforcement des prérogatives de contrôle de l’Etat et l’usage de nouvelles technologies de l’information et de la communication pour préserver l’ordre public. L’Etat doit avoir une main mise sur ces technologies. Cet exercice nous pousse à devenir des juristes professionnels».
Philippe Bataille a donné ses impressions à la fin des exercices pédagogiques. «Dans l’ensemble, j’ai trouvé qu’il y a de la qualité. Les candidats ont fait de leur mieux. Chacun a fait des recherches pour avoir les moyens de l’argumentation ».
Plusieurs critères ont été mis exergue, par exemple pour le raisonnement et la qualité oratoire dont, entre autres, la rigueur juridique, l’utilisation judicieuse de la loi, de la doctrine ou de la jurisprudence.
Philippe BANZ






