Un atelier de priorisation stratégique et de co-création du futur Programme de coopération entre le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et la République du Congo (CPD 2027-2031) s’est tenu lundi 6 juillet 2026 à Brazzaville. Placée sous les auspices d’Adama-Dian Barry, représentante résidente du PNUD et de Jacqueline Lydia Mikolo, ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, chargée de la ZLECAF, représentant le ministre de l’Économie, du plan, de la statistique et de la parospective, Ludovic Ngatsé. Cette rencontre marque une étape déterminante dans la définition des priorités de développement du pays pour les cinq prochaines années.

Pendant deux jours, représentants du Gouvernement, agences du système des Nations Unies, partenaires techniques et financiers, Banque africaine de développement, secteur privé, société civile, femmes entrepreneures, jeunes, universitaires, cadres des administrations publiques ont été invités à contribuer à l’élaboration d’un programme de coopération répondant aux défis économiques, sociaux et environnementaux de la République du Congo.

L’objectif principal de l’atelier était de construire, de manière participative, le nouveau Cadre de coopération pays (CPD) 2027-2031, en cohérence avec le futur Plan national de développement, les Objectifs de développement durable (ODD), l’Agenda 2063 de l’Union africaine, ainsi que le Cadre de coopération des Nations Unies (UNSDCF). Les participants étaient appelés à identifier les domaines d’intervention prioritaires, élaborer une théorie du changement commune et définir un cadre de résultats réaliste, inclusif et mesurable.

Photo de famille, après l’ouverture de l’atelier

Dans son allocution d’ouverture, Adama-Dian Barry a insisté sur la nécessité de privilégier des interventions à fort impact. « Il s’agit désormais de parler d’impacts à grande échelle, car pour transformer durablement le pays, il faut passer des projets pilotes à des programmes multisectoriels de grande ampleur », a-t-elle déclaré. Plaidant pour une meilleure mutualisation des ressources techniques et financières entre le Gouvernement, le PNUD et les partenaires.

La représentante résidente du PNUD a également mis en avant les nombreux atouts du Congo :son patrimoine forestier exceptionnel, son potentiel agricole et énergétique, sa position stratégique en Afrique centrale, ainsi que le dynamisme de sa jeunesse. Selon elle, le futur programme devra favoriser la diversification économique, la bonne gouvernance, l’emploi des jeunes et des femmes, la résilience climatique, l’innovation et la mobilisation de financements innovants. « Le Programme de coopération 2027-2031 que nous allons concevoir ensemble n’est pas un simple document administratif. Il sera la traduction opérationnelle de notre promesse d’accompagner la République du Congo dans sa trajectoire d’émergence », a-t-elle souligné.

Prenant la parole au nom du Gouvernement, Jacqueline Lydia Mikolo a rappelé que cet exercice constitue « une étape décisive de la construction d’un partenariat renouvelé, ambitieux et mieux adapté aux exigences de transformation économique et sociale de notre pays ». Elle a indiqué que le futur CPD devra être étroitement articulé avec le Plan national de développement 2027-2031, afin d’accompagner la diversification de l’économie congolaise.

La ministre a identifié trois priorités majeures devant guider les travaux : le renforcement de la gouvernance publique et de l’efficacité de l’administration, le développement du capital humain à travers l’éducation, la formation, la santé et l’autonomisation des jeunes et des femmes, ainsi que le développement des infrastructures de transport, de l’énergie et du numérique. Elle a également insisté sur la nécessité d’améliorer la mobilisation des ressources publiques et privées pour financer les ambitions nationales.

Au terme de cet atelier, les différentes contributions serviront à élaborer un Programme de coopération PNUD-République du Congo 2027-2031 davantage ciblé, intégré et transformateur. Ce document stratégique devra permettre d’accélérer la réalisation des ODD, tout en renforçant les capacités nationales à promouvoir une croissance inclusive, résiliente et durable, conformément à la vision de développement portée par les autorités congolaises.

Gaule D’AMBERT

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