Depuis quelques jours, Brazzaville est confrontée à une nouvelle crise de carburant, la première à laquelle fait face le premier gouvernement du nouveau quinquennat qui vient de commencer. Les automobilistes et les motocyclistes ont pris d’assaut les stations-services qui disposent encore du carburant et font la queue pour avoir quelques litres du précieux liquide. Le constat se fait dans presque tous les quartiers de la capitale. Automobilistes et autres usagers ont pour la plupart des bidons et bouteilles en main. Le long de la chaussée, certains usagers ont préféré garer leurs engins, alors que d’autres suivent impatiemment le rang dans leurs véhicules. Certaines stations-services quant à elles sont désertes, faute du précieux liquide. Face aux infiltrations dans les rangs et les éclats de voix, difficile d’assurer l’ordre. Ils sont nombreux à parcourir une vingtaine de Km à la recherche d’une station-service approvisionnée. La crainte d’un marché noir spéculatif gagne du terrain, avec des signes déjà visibles de revente à des prix majorés. Le quotidien des Brazzavillois est perturbé. Les autorités restent silencieuses. Si la pénurie se prolonge, ce ne sont pas seulement les voitures qui s’arrêteront, mais aussi la confiance dans la capacité de l’État à assurer les services de base.
Le nouveau quinquennat salué par une pénurie de carburant !
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