A l’initiative du Pr Rony Devyllers Yala Kouandzi, une rencontre a été organisée le 13 mai à Brazzaville entre l’écrivain, journaliste et chroniqueur culturel à la Télévision nationale congolaise, Sauve Gérard Ngoma Malanda, présenté comme un écrivain de la génération montante littéraire congolaise, et des étudiants de master venus de la Faculté des lettres, arts et sciences humaines ainsi que ceux de l’Ecole normale supérieure de l’Université Marien Ngouabi.

Rony Devyllers Yala Kouandzi a souligné que cette rencontre a été édifiante et instructive. EIle avait pour but de rapprocher les étudiants des auteurs contemporains, afin de renforcer leur compréhension des œuvres. «Ce genre d’initiative, nous permet de mettre en contact direct nos étudiants avec les écrivains. C’est un devoir pour nous d’aider les apprenants à approfondir leur expérience de lecture en ayant des contacts avec les écrivains, parce qu’ils sont vivants. On peut les rencontrer, échanger avec eux et mieux comprendre leurs ouvrages», a-t-il fait savoir.
Jeune écrivain qui s’inscrit dans la dynamique nouvelle, Sauve-Gérard Ngoma Malanda s’est fait connaître très tôt, alors qu’il était encore étudiant. Il a publié son premier poème dans le journal ‘’La Semaine Africaine’’. Peu après, il a construit une œuvre attentive aux réalités sociales, aux contradictions humaines et aux bouleversements du quotidien. ‘’Rêves sur cendres’’, publié en 2011 aux éditions L’Harmattan, a été le premier ouvrage au cœur des échanges.
‘’Danse des silhouettes’’, publié aux éditions Ndzé en 2015, évoque une traversée poétique entre ombres et lumières. Les silhouettes imaginées dans ce recueil de poèmes par Ngoma Malanda évoluent dans une chorégraphie intérieure faite de doutes, de désillusions, mais aussi de promesses. Tandis que dans son premier recueil de nouvelles, ‘’Même les nuits denses ont leur lumière’’, paru en 2013 chez L’Harmattan, l’auteur fait état des sujets profondément ancrés dans la société: conflits de générations, sexualité, vivre-ensemble ou encore coexistence entre morts et vivants.
Dans cet échange sans tabou avec des étudiants, Ngoma Malanda a salué cette initiative, avant de synthétiser le message principal de ses œuvres. «Dans la fiction ce que nous écrivons, c’est ce que nous entendons autour de nous, voyons et rencontrons dans notre immédiateté. L’écrivain ne s’éloigne jamais de son environnement».
Etudiante en master à l’Ecole normale supérieure, Ariane Céleste Dao, a été notamment marquée par l’ouvrage ‘’Même les nuits denses ont leur lumière’’. «Cet échange m’a permis de comprendre plusieurs aspects du ressenti de l’auteur et de voir à quel point ses histoires reflètent la réalité de notre société. Je salue cette littérature concrète et proche des jeunes», a-t-elle relevé.

Alain-P. MASSAMBA

Abonnez-vous à notre bulletin d'information

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici