À Brazzaville, les 7 et 8 Septembre 2026 ont marqué l’arrivée de la première pluie dans certains quartiers. Alors que la grande saison des pluies n’est attendue qu’en octobre, les premières averses se sont pourtant abattues. Un dérèglement climatique qui surprend la population et fait craindre des inondations précoces. A Moungali et Ouenzé, deux arrondissements populeux de la capitale, des caniveaux débordent déjà, car n’ayant pas encore été curés. Pour exemple, les habitantes de la rue Moussana dont les maisons se trouvent en bordure de la Maduku-Tsékélé, ce n’est pas une situation facile à vivre, car certaines de leurs toilettes sont connectées au ruisseau Maduku. Pour d’autres, celles notamment qui vendent à même le sol au marché de Moukondo (les ‘‘Minjala-ngoto’’, comme on les appelle) sont très heureuses, parce qu’avec l’arrivée de cette pluie, elles ont eu une nouvelle denrée à vendre: les champignons d’octobre et très bientôt les chenilles vertes. Si les premières averses ont causé ce genre de dégâts, qu’en sera-t-il alors lorsque les grandes pluies s’abattront sur la capitale ? Aux pouvoirs publics donc d’en tirer les conséquences et d’être prévoyants.
