Le ministère des Affaires sociales et de l’action humanitaire avec l’appui de la Banque mondiale, a lancé le 5 mai 2026 à Brazzaville une campagne de recrutement additionnel de jeunes âgés de 18 à 35 ans.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet de protection sociale et d’inclusion productive des jeunes (PSIPJ), qui ambitionne de former au total 40 000 jeunes dans plusieurs filières. Selon le chargé à la communication du projet, Mermans Babounga, une séance d’information et de sensibilisation a été organisée à l’endroit des conseils consultatifs et des associations, afin de présenter la campagne de collecte additionnelle de candidatures prévue à partir du 11 mai. L’objectif est d’élargir l’accès à ce programme destiné prioritairement aux jeunes déscolarisés et sans emploi.
La répartition des bénéficiaires prévoit 30 000 jeunes à Brazzaville, tandis que les 10 000 restants proviendront des villes de Ouesso, Pointe-Noire et Dolisie. Le programme offre deux principales opportunités: une formation à l’entrepreneuriat accompagnée d’une subvention pour soutenir les projets, ou l’apprentissage d’un métier parmi une liste de 22 filières disponibles. Toutes les formations sont entièrement gratuites, avec une prise en charge des frais de transport afin de garantir l’assiduité des participants.
Les autorités encouragent particulièrement la participation des jeunes femmes. Pour être éligible, il faut être âgé entre 18 et 35 ans, en situation de vulnérabilité, et disposer de documents administratifs tels que l’acte de naissance, la carte nationale d’identité ou tout autre document équivalent.
Contrairement au programme Lisungi, centré principalement sur les transferts monétaires et l’assistance sociale aux ménages vulnérables, le PSIPJ marque un tournant en mettant l’accent sur l’autonomisation économique durable des jeunes à travers la formation et l’accès direct à des opportunités de revenus. De même, à la différence du Projet de développement des compétences pour l’employabilité (PDCE), qui privilégiait surtout la formation professionnelle classique, le PSIPJ intègre une approche plus complète, combinant accompagnement entrepreneurial, financement et insertion économique.
Avec le PSIPJ, les pouvoirs publics et leurs partenaires semblent franchir une nouvelle étape: passer de l’assistance à la transformation réelle des trajectoires de vie.
En misant sur les compétences, l’initiative individuelle et l’inclusion productive, ce programme se positionne comme un levier stratégique capable de réduire durablement le chômage des jeunes.
Reste désormais à transformer cette ambition en réussite concrète sur le terrain, afin que cette génération ne soit plus seulement accompagnée, mais véritablement propulsée vers l’avenir.

Cyr Armel YABBAT-NGO

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