A Brazzaville et dans les autres grandes agglomérations du pays, l’incapacité de l’Etat à approvisionner les stations-services a fait basculer la ville dans l’anarchie urbaine. Les réseaux des revendeurs informels appelés ‘‘Kadhafi’’ dictent leur loi sous les yeux parfois complices des agents de l’ordre. Ils réussissent à siphonner les rares stocks officiels pour revendre le litre d’essence à la sauvette jusqu’à 3000 francs CFA, soit près de quatre fois le tarif réglementé de 775 francs CFA. Pour maximiser leurs gains, ces revendeurs stockent des milliers de litres de carburant au cœur des quartiers populaires. Mais le drame couve dans l’ombre de nos parcelles. Entreposés dans des bidons de fortune au mépris des règles de sécurité les plus élémentaires, ces hydrocarbures transforment de simples salons ou cours intérieures des parcelles en véritables bombes à retardement, à la merci d’une simple étincelle ou d’un foyer de cuisine. Ces dépôts sauvages exposent les populations à un risque permanent d’incendies majeurs dans des zones à forte densité.
Quand le stockage sauvage de carburant menace nos quartiers
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