L’amphithéâtre de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM), se trouvant à quelques encablures du boulevard Alfred Raoul, longtemps resté impraticable est en cours de réfection.
Quatre ans déjà aujourd’hui, jour pour jour, depuis que l’on a redonné la possibilité aux bacheliers d’intégrer cet établissement par voie de concours, l’école est confrontée à une insuffisance criarde en salles de cours, faute d’un amphithéâtre spacieux. Et pour pallier ce manque, il était temps de remettre en état cet amphithéâtre. C’est SOROM, une société de rénovation et de construction de bâtiments, présente dans de nombreux pays africain, qui en est le maître d’œuvre. Et comme pour mettre les bouchées doubles, les ouvriers travaillent jusqu’à des heures indues.
Ils ont commencé par clôturer en tôles tout le long de la devanture de cette école, avant de démolir l’ancienne clôture en grillage. Au moment où nous mettons sous presse, ils ont presque terminé avec la clôture, et ils sont en train de bâtir les latrines. «Les travaux ont une durée de deux ans, en raison du financement», a dit Alain, responsable technique de ladite société, devant la commission Economie et finances de l’Assemblée nationale et le président de l’université, le Pr Parisse Akouango, lors d’une visite surprise de terrain, il y a quelques semaines, pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux. Mais ce délai estimé trop long ne semble pas convenir au ministère de l’Enseignement supérieur.
Dans l’enceinte de cette cour, on retrouve, hormis l’amphithéâtre, des restaurants, deux bâtiments de salles de classe et deux bâtiments abritant la résidence universitaire (Campus ENAM) des étudiants de plusieurs établissements du Supérieur. Ils sont en alerte, ne sachant pas si ces travaux concerneront aussi leur campus. En effet, d’après une source, les propriétaires de restaurant avaient déjà été avertis de libérer les lieux dans un bref délai, pour permettre d’autres projets de réfection dans cette enceinte, ont laissé entendre les responsables de la commission et ceux de la société.
Durell TSOUMBOU
(Stagiaire)






