Grâce à Brazzaville international leadership youth forum (BILYF), dont le coordonnateur est Précieux Massouemé, 300 jeunes des quinze départements du Congo ont effectué le déplacement de Brazzaville pour Oyo, dans le département de la Cuvette, en vue de l’apprentissage et la découverte de cette ville.
Pendant dix jours, du 18 au 28 août 2026, c’est à l’internat du complexe scolaire Antoine Ndinga Oba que sont logés les participants de cette première édition du Camp de la jeunesse.
Former, inspirer et transformer, telle est la devise du BILYF. Ce camp promeut l’entrepreneuriat, l’innovation, tout en favorisant l’autonomisation chez les jeunes et le développement professionnel. À cela s’ajoutent le leadership, le partage d’expériences, la cohésion sociale et l’engagement citoyen.
Entre apprentissage et découverte, ce voyage revêt un double objectif. D’une part, à travers des conférences, des ateliers pratiques, des séances de développement personnel, des activités éducatives, sportives et culturelles; ainsi que des rencontres avec des entrepreneurs et des partenaires institutionnels, les vacanciers vont élargir leurs connaissances, développer leurs compétences, etc.
À noter que c’est autour des activités à l’instar de celles précitées que les liens se consolident, comme quoi plus nous discutons, plus nous (nous) connaissons. Dieuveil Honora, l’un des participants, a sur son compte Facebook, livré ses impressions: «cette expérience renforce ma conviction qu’en tant que jeune congolais, nous devons apprendre, entreprendre, innover et surtout oser construire des solutions adaptées aux réalités de notre pays».
Selon Prince Michrist Kaba-Mboko, ministre délégué chargé de la Jeunesse et de l’éducation civique, la jeunesse constitue l’un des principaux moteurs de développement d’un pays. Après avoir fait appel au sens de responsabilité de ces derniers, pour faire que les telles initiatives demeurent, il a souligné que celle-ci vise à faire de la jeunesse congolaise, une génération de responsables à l’image des pionniers d’hier: «La jeunesse congolaise a beaucoup de talents qu’il suffit de mettre en condition et d’accompagner pour qu’elle réussisse», dit-il.
D’autre part, pour ce qui est de la découverte, cette excursion représente une aubaine pour les campeurs. Dans ce sens, il leur permet non seulement d’apprendre, mais également de découvrir les potentialités économiques de la cuvette et d’autres régions les années à venir. Ils ont visité la société des produits d’élevage et d’agriculture du Congo (PEAC), le ranch Kila, le lait de l’Alima, ainsi que le site piscicole de N’gol’Odoua- les-Bains, où d’ailleurs, ils ont attentivement observé les techniques d’élevage de poissons, avant de participer à une partie de pêche: «Le camp de la jeunesse à Oyo me fait vivre des moments tout simplement magnifiques!», a écrit Daly Cardinal sur Facebook, l’un des humoristes du Congo. Pour Dieuveil, cette immersion permet de mieux comprendre les réalités de l’élevage, de la production laitière, de la transformation et de la valorisation des ressources locales.
Durell TSOUMBOU (Stagiaire)






