Le bilan des activités opérationnelles déployées par les unités et services du Commandement de la Sécurité civile en 2025 est désormais connu. Il a été officiellement rendu public, vendredi 8 mai 2026, à Brazzaville. C’était lors d’un point de presse animé par le colonel-major Serge Pépin Itoua Poto, commandant en second. En présence du général de police de première classe, Albert Ngoto, commandant de la Sécurité civile, d’autres officiers et des personnels.
En 2025, a-t-on appris, ce sont ainsi 26.725 vies, foyers et destins que les unités de la Sécurité civile ont accompagné sur le terrain. Un chiffre qui représente près de 80 interventions par jour, dans leur variété : 27.610 secours à personne, 975 accidents de circulation, 507 opérations diverses et 5 risques technologiques. «Cette montée en puissance décline une réalité implacable : la confiance croissante des populations envers le ‘’118’’, désormais ancré comme un réflexe vital » ; a affirmé le commandant en second.
Axe majeur de l’activité opérationnelle, le secours à personne englobe les interventions de secours à victime et d’assistance à personne. C’est une activité volumineuse avec 26.914 interventions au total. Elle est massivement dominée par la prise en charge sur place 86,3% et les malaises 12,9% cumulés, notamment sur le lieu de travail. Dans le cadre de la couverture sanitaire des examens d’Etat et concours, 21.627 interventions de secours ont été réalisés. Les données compilées mettent en avant une forte concentration de l’activité au sein de l’enseignement général, qui représente près de 60% des interventions. Deux examens structurent cette pression opérationnelle : le BEPC (36,6%) et le Baccalauréat (29,3%). A l’inverse, l’enseignement technique et professionnel présente un impact opérationnel plus modéré, totalisant environ 30% des interventions.
S’agissant d’assistance à personne, il y a eu 696 interventions exclusivement dédiées aux flux de transport sanitaire (95%). L’activité est pesamment polarisée par les transports vers l’hôpital (62,2%) cumulés, qu’ils proviennent d’un lieu public ou du domicile. Pour ce qui est des incendies, l’analyse des interventions révèle une forte supériorité des incendies domestiques (42%), qui constituent près de la moitié du sinistre. L’activité reste concentrée à Brazzaville et à Pointe-Noire, où les exigences urbaines accentuent les risques. Des accidents de circulation, sur un total de 97 interventions, les accidents de voie publique dominent largement avec 95%. Les accidents ferroviaires (4%) et de navigation (1%) restent marginaux. Des risques technologiques, il convient de relever que la gestion du gaz étant une activité technologique, nécessite d’être réglementée, notamment dans son stockage et son transport dans le souci de protéger les personnes et l’environnement.
Les secours à personne et incendies ‘’non réalisés’’ totalisent ensemble 32,3% des sorties. En revanche, les fausses alertes s’élèvent à 8,32%. Au cumul, environ 40% des sorties ont été infructueuses ou annulées durant l’année en examen. L’évolution du volume des interventions entre 2017 et 2025 met en évidence une tendance globale fortement haussière, traduisant une montée en puissance continue de l’activité opérationnelle. L’année 2024 par exemple, marque un tournant majeur, avec une hausse significative à 26.839 interventions, soit une progression exceptionnelle par rapport à 2023. Cette tendance se poursuit en 2025 (28.725 interventions), établissant un niveau record de l’activité opérationnelle. Au total, le volume des interventions a été multiplié par plus de 20 en neuf ans. Les autorités de la Sécurité civile estiment nécessaire de renforcer les moyens logistiques, médicaux et humains afin d’adapter les capacités d’intervention à cette demande croissante.

A.-P.M.

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