Dans le cadre des débats d’idées, l’ONG Niosi a animé une conférence à l’Institut français du Congo, à Brazzaville, le jeudi 16 juillet 2026. L’impact de l’alimentation sur la santé, notamment la montée de l’obésité abdominale, tel était le thème choisi.
Les habitudes alimentaires congolaises et leurs conséquences ou impact sur la santé: cas de l’obésité abdominale’’ était un échange public animé par le Dr Lewis Raud Miamb (Spécialiste en biologie moléculaire alimentaire, en toxicologie alimentaire, diététicien nutritionniste; enseignant à l’université Marien Ngouabi), sous la modération du Pr Josué Ndamba, membre de Niosi.
Le Dr Lewis Raud Miamb a apporté un éclairage sur la question. «Ce qu’on entend par habitude alimentaire, c’est un comportement qu’une personne adopte vis-à-vis des aliments qu’elle consomme. C’est une attitude de manière répétitive. Lorsque l’alimentation n’est pas équilibrée, elle entraîne beaucoup de conséquences. Plusieurs maladies peuvent subvenir. Il faut faire attention à notre alimentation», a-t-il prévenu.
La conférence a rappelé que le rôle de l’alimentation est d’apporter à l’organisme les éléments nécessaires pour sa survie, son développement et son fonctionnement. Et selon plusieurs études expérimentales, une mauvaise alimentation ou une alimentation déséquilibrée augmente des risques de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2, ainsi que de l’obésité abdominale, qui sont particulièrement redoutables pour la santé.
Les débats ont souligné que l’obésité abdominale se caractérise par une accumulation excessive des graisses saturées au niveau des organes abdominaux. Le conférencier a précisé qu’au cours des enquêtes alimentaires réalisées dans les hôpitaux de Brazzaville, «il a été répertorié des patients souffrant d’obésité abdominale. Cette maladie est déterminée par un indicateur important appelé tour de taille. Chez les hommes, un tour de taille supérieur ou égal à 2 cm est une obésité abdominale. Chez les femmes, un tour de taille supérieur à 90 cm prouve une obésité abdominale. L’autre méthode utilisée pour les enquêtes a porté sur l’histoire alimentaire. Cette méthode a permis d’avoir et de comprendre la liste de quelques aliments fréquemment consommés par les patients souffrant d’obésité abdominale».
Les résultats des enquêtes ont fait apparaître que les Congolais consomment de façon excessive les aliments riches en sucre rapide, en graisse saturée. A cela s’ajoute le non-respect du nombre de repas à prendre au quotidien. Les gens préfèrent une fréquence élevée de boissons alcoolisées, sucrées, gazeuses et fraîches. En revanche, il est constaté une faible consommation de fruits et légumes.
Pour prévenir l’explosion des maladies liées à la mauvaise alimentation, les débats ont souligné l’urgence de diversifier l’alimentation quotidienne, premièrement par l’équilibre nutritionnel; deuxièmement, par l’activité physique. Les autres solutions consistent à consommer des aliments de manière modérée et les optimiser avec des fruits et légumes.
La typologie des repas vise à manger d’une manière équilibrée, des aliments moins gras et privilégier les fruits et légumes. Le message adressé vise à faire attention aux aliments à consommer. La plupart des maladies sont dues à une mauvaise alimentation. Il y a des aliments qu’on ne peut pas mélanger. Les bonnes heures pour prendre un repas s’étalent de la manière suivante: de 7h à 9 h pour le petit déjeuner, de 12h à 14 h pour le déjeuner, et de 18h à 20h pour le dîner.
Philippe BANZ






