L’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH), en partenariat avec la Rencontre pour la paix et les droits de l’homme (RPDH), a organisé mardi 25 août 2026 à Brazzaville, un atelier consacré à la révision des grilles de légalité du bois. Cette session s’inscrit dans la continuité de celle de 2025. Les travaux ont été ouverts par Alfred Ndzéré Eporo, représentant le directeur de cabinet du ministre de l’Economie forestière.
Ils ont regroupé les représentants de la société civile, des administrations publiques, du secteur privé, des représentants de l’Union européenne (UE), etc. L’atelier fait suite à celui de 2025 qui avait été sanctionné par des recommandations, dont la poursuite du plaidoyer de la société civile sur la révision des grilles de légalité du bois. Les participants, une vingtaine d’acteurs multisectoriels, ont scruté les faiblesses de ces documents et envisagé leur révision.

Les grilles de légalité constituent des documents de base de vérification de la légalité du bois. «Aujourd’hui, on constate beaucoup de réformes dans des secteurs applicables au domaine forestier, tels l’environnement, les mines,… mais ces réformes ne sont pas prises en compte dans les grilles de légalité des bois. Cela empêche le Congo d’avancer dans la mise en œuvre de l’APV/FLEGT. Voilà pourquoi, nous avons pensé nous retrouver autour d’une table pour déceler les manquements, afin d’éviter de se retrouver dans la situation de certains pays qui ont vu leur APV/FLEGT annulé», a contextualisé la directrice exécutive de l’OCDH, Nina Kiyindou Yombo.
Si l’Accord de partenariat volontaire (APV) dans le cadre de FLEGT entre le Congo et l’UE depuis 2010 a amélioré la gouvernance forestière, son application, selon elle, se bloque à cause de grilles de légalité inadaptées dans le nouveau code forestier, parce qu’établies sur la base de l’ancienne loi.
Pour garantir l’avenir de l’APV/FLEGT au Congo, l’heure est donc au travail. «Nous osons croire qu’au sortir de cet atelier, nous aurons de grandes orientations qui pourront nous permettre de se diriger vers une bonne direction», a suggéré la directrice de l’OCDH.

Le représentant du ministère de l’Economie forestière a rappelé que l’APV-FLEGT qui est aussi basé sur la légalité forestière à travers les grilles de légalité, constitue un processus modèle en termes d’amélioration de la gouvernance forestière. «Nous sommes réunis pour échanger sur les aspects liés à leur mise en œuvre afin que tous nous regardons dans la même direction pour faire avancer le processus APV. Nous osons croire qu’au sortir de cet atelier, d’importantes informations pourront être capitalisées», a souligné Alfred Ndzéré Eporo.
La révision des grilles de légalité est attendue par toutes parties prenantes pour un futur prometteur des bois des forêts congolaises. Elle est indispensable pour permettre au Congo d’avancer dans le processus de l’Accord de partenariat volontaire (APV) et d’attribuer les licences FLEGT pour l’exportation légale vers l’Union européenne.
Esperancia MBOSSA-OKANDZE






