A l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse célébrée le 12 Août, l’association Action chrétienne pour l’abolition de la torture au Congo (ACAT), que préside Christian Loubassou, en partenariat avec la Fédération internationale de l’action chrétienne pour l’abolition de la torture (FIACAT) a organisé une sensibilisation à l’endroit des jeunes sur les droits des personnes privées de liberté et de garanties judiciaires entourant la garde à vue au Congo. C’était au centre d’information des Nations Unies, à Brazzaville.

Cette rencontre a été pour l’ACAT et son partenaire, l’occasion d’informer les jeunes sur des thèmes liés aux droits fondamentaux des personnes privées de liberté et aux garanties judiciaires entourant la garde à vue. Celle-ci est inscrite dans une volonté partagée de favoriser l’accès équitable aux garanties judiciaires à travers des outils élaborés par ces deux partenaires

Pour le président de l’ACAT, l’intérêt pour cette problématique se justifie par le fait que la garde à vue est le premier maillon de la chaîne pénale. C’est aussi le maillon le plus fragile. «C’est justement dans les premières 72 heures qu’un citoyen est le plus vulnérable, les confessions forcées naissent, ainsi que de mauvais traitements et parfois la torture. Malheureusement les jeunes syndicalistes des mouvements d’étudiants, certains jeunes faiseurs d’opinion, des jeunes en conflit avec la loi peinent à revendiquer leurs droits et leurs garanties judiciaires devant la récurrence des arrestations et des placements en garde à vue, de manière arbitraire, ignorant à un certain moment, l’existence des instruments juridiques pouvant les protéger, à l’instar du Code de procédure pénale, la Constitution et les conventions internationales ratifiées par le Congo», a-t-il signifié. Devant cette triste réalité, Christian Loubassou estime que cela laisse apparaître que le problème n’est pas l’absence de lois ou de dispositions juridiques, mais plutôt l’absence d’information. Alors, l’organisation de cette journée de sensibilisation est une opportunité pour combler le vide «récurent en donnant aux jeunes des outils nécessaires pour revendiquer et promouvoir leurs droits, une fois impliqués dans une procédure judiciaire tel le placement en garde à vue», a-t-il expliqué.

Autour d’une table ronde, cette célébration a été interactive. Les participants ont loué l’initiative. Elle a été pour certains une école juridique.

 Victor GUEMBELA

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