Le Collectif Lamuka a procédé, samedi 11 avril 2026 à Brazzaville, au lancement officiel de sa rentrée académique 2025-2026, sur le thème: «Ngonga ya Boyekoli», littéralement «L’heure de l’apprentissage». Cette rentrée, organisée sous le patronage de Mme Régine Goma, coordinatrice de la sous-région Afrique centrale de la plateforme de la protection sociale, a réuni partenaires institutionnels, formateurs, bénéficiaires et acteurs engagés dans la promotion de l’inclusion sociale.
La présidente du Collectif Lamuka, Gustavine Louzolo, a rappelé la portée symbolique de cette rentrée académique, conçue comme un levier d’émancipation pour les femmes vivant avec handicap. Elle a souligné que «la connaissance est un puissant instrument d’autonomisation», en particulier pour celles confrontées à des formes multiples de discrimination liées au genre, au handicap et à la précarité économique. Elle a également insisté sur la vocation du collectif : défendre les droits, promouvoir la dignité et favoriser l’insertion socio-économique des personnes vulnérables.

Pour sa part, le secrétaire général du collectif Lamuka a retracé le parcours de l’organisation depuis sa création, mettant en lumière une évolution marquée par l’engagement et la professionnalisation. Cette rentrée académique s’inscrit ainsi dans la continuité d’une stratégie visant à transformer l’assistance en véritable autonomisation.
Les interventions des formateurs ont permis de mettre en exergue l’importance de l’apprentissage comme vecteur d’inclusion. Mme Gassaki, spécialiste en organisation événementielle, a insisté sur la nécessité de combiner savoir-faire technique et compétences en gestion, afin de garantir une autonomie durable.
De son côté, François Massengo, potier, a plaidé pour un accompagnement renforcé des apprenants. Mme Cyntia Ndala a mis en avant l’entrepreneuriat comme outil de transformation sociale.
Par ailleurs, la présentation du projet «Zéro fille mère et femme handicapée analphabète» par Noëlle Manengo Tangou a constitué un moment fort de la cérémonie. Ce projet ambitionne de doter les bénéficiaires de compétences fondamentales en lecture, écriture et calcul, tout en favorisant leur insertion à la vie sociale et économique.
Dans son allocution, Régine Goma a salué l’initiative du Collectif Lamuka, qu’elle inscrit dans les enjeux de la protection sociale. Elle a rappelé que le handicap «n’est pas une fatalité» et que l’apprentissage constitue une étape essentielle vers la dignité, l’autonomie et le leadership. Elle a appelé à une mobilisation collective pour renforcer les actions en faveur des personnes vulnérables.
A travers cette rentrée académique, le Collectif Lamuka confirme son ambition de bâtir une société inclusive où chaque femme, quel que soit son handicap, devient actrice de son propre développement.
Gaule D’AMBERT







