À Congo, la modernisation de l’administration publique continue de s’imposer comme l’un des chantiers majeurs de l’action gouvernementale. Le ministre de la Réforme de l’État et des relations avec le Parlement, Luc Joseph Okio, a reçu le 16 juin 2026 l’ambassadrice de l’Union européenne au Congo, Anne Marchal, pour une séance de travail marquée par la volonté commune de renforcer la coopération autour de la transformation numérique des services publics.
Cette rencontre a également permis à la diplomate européenne de saluer la reconduction du ministre à la tête de ce département stratégique ainsi que l’élargissement de ses attributions aux relations avec le Parlement.
Au centre des échanges figurait le développement des administrations publiques à travers l’accélération de leur transition numérique, un domaine dans lequel l’Union européenne accompagne déjà plusieurs pays partenaires. «Au cours de notre échange, nous avons abordé la réforme de l’État, notamment le développement des administrations. L’Union européenne soutient cette dynamique grâce à sa contribution à l’accélération de la transformation numérique. Il était intéressant d’avoir une discussion ouverte avec monsieur le ministre afin de mieux préciser les besoins et d’améliorer notre offre d’accompagnement», a expliqué Anne Marchal à l’issue de l’audience.
Les deux responsables ont également passé en revue plusieurs dossiers d’intérêt commun afin d’évaluer leur niveau d’avancement et d’identifier les prochaines étapes de la coopération. Parmi les priorités dégagées figure le maintien d’un dialogue régulier entre le ministère de la Réforme de l’État et l’Union européenne, aussi bien sur le plan technique que stratégique.
Pour la représentante de l’UE, la réforme de l’État dépasse le cadre d’un seul département ministériel et nécessite une approche transversale impliquant plusieurs administrations. «Monsieur le ministre l’a bien souligné: la réforme de l’État concerne plusieurs ministères. Il est donc important de poursuivre les échanges, tant dans le cadre du dialogue technique que dans celui que l’Union européenne mène avec ses pays partenaires sur les besoins en matière de développement», a-t-elle indiqué.
Cette rencontre intervient dans un contexte particulier marqué par la préparation de la nouvelle programmation financière de l’Union européenne. Un exercice qui coïncide avec les priorités de développement définies par le Congo dans son Plan national de développement (PND).
«C’est un moment important. Du côté de l’Union européenne, nous travaillons actuellement sur notre nouvelle programmation financière, qui correspond à une nouvelle période de coopération avec le Congo et s’inscrit en cohérence avec les orientations de son Plan national de développement», a souligné Anne Marchal.
À travers ce dialogue renouvelé, Brazzaville et Bruxelles affichent leur volonté de renforcer un partenariat centré sur la modernisation de l’action publique, la gouvernance et l’adaptation de l’administration congolaise aux défis de l’ère numérique.
Cyr Armel
YABBAT-NGO







