Le Congo a célébré, mercredi 10 juin 2026, le 35eme anniversaire de la Journée de la réconciliation nationale à l’issue de la conférence nationale souveraine, de 1991. Journée marquée par la cérémonie de lavement des mains. Objectif visé : réconcilier le peuple congolais avec lui-même. Mais après cela, la bêtise est revenue au galop.
Le 10 juin 1991, la conférence nationale souveraine débutée trois mois plutôt (le 25 février) s’était achevée. Le peuple congolais tout entier était appelé à se réconcilier avec lu même sur toute l’étendue du territoire national, à travers le rituel du lavement des mains. Sur l’esplanade du palais des congrès, les 1.100 délégués à la conférence nationale souveraine étaient passés à tour de rôle devant une borne fontaine se laver les mains. On espérait pardonner les maux et leurs auteurs dénoncés pendant les 105 jours qu’a duré de la conférence nationale souveraine, ainsi que ce que le Congo avait connu de négatif depuis l’indépendance. Denis Sassou Nguesso alors Président de la République et son prédécesseur Jacques Joachim Yhombi Opango se retrouvaient et s’embrassaient. C’était l’un des points forts et marquants de cette journée.
Malheureusement, après la réconciliation, le sang a encore coulé. Le Congo a renoué avec les vieux démons de la division. Avec la contestation des résultats des élections législatives anticipées, les politiques s’injuriaient et se dénigraient à travers les médias et les meetings. A cette guerre des mots avait succédé la vraie guerre civile à l’issue de laquelle plus de 2 mille morts étaient déplorés et dix mille habitations détruites. Les théâtres de ces violences étaient Brazzaville dans sa partie sud, les départements du Pool, du Niari, de la Bouenza et de la Lékoumou.
Après ces violences, un pacte de paix était signé le 24 décembre 1995. En l’an 2000, le Programme de réinsertion des ex-miliciens et de ramassage des armes légères était lancé en République du Congo, avec l’appui des partenaires financiers et techniques, en l’occurrence le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), à travers le thème «Soutenir les ex-miliciens dans leurs efforts de réinsertion dans la vie civile, pour restaurer la paix et reconstruire une vie normale qui soit économiquement et socialement durable». Au cours des guerres successives de 1997 à 1999, les jeunes étaient confrontés au chômage et à l’incertitude. C’est ainsi que le programme de réinsertion avait pour but à aider les ex-miliciens à retrouver les moyens de subsistance sans faire appel aux armes, principalement en leur fournissant un appui pour relancer des activités leur permettant de se prendre en charge au sein de leurs communautés. Le Programme de réinsertion a été une intervention de protection de la société civile congolaise, pour consolider le processus de paix.
Ph. B.







