À peine installé à la tête du ministère des Hydrocarbures, Stève Simplice Onanga affiche déjà sa ligne de conduite : rigueur, mobilisation des compétences nationales et accélération de la valorisation du gaz comme pilier de la transformation économique du Congo.
Face à ses collaborateurs, le nouveau ministre a fixé le cap avec un discours mêlant fermeté et confiance.
Dans un contexte où le pays cherche à diversifier ses sources de croissance et à renforcer sa souveraineté énergétique, il entend faire du gaz bien plus qu’une simple ressource d’exportation. Son ambition est claire : transformer cette richesse en levier industriel, en source d’énergie fiable pour les populations et en moteur de développement économique.
Derrière cette vision se dessine une volonté de préparer l’avenir énergétique du Congo, à l’heure où les enjeux mondiaux autour de la transition énergétique poussent les États producteurs à repenser leurs modèles.
Pour Stève Simplice
Onanga, le potentiel gazier du pays doit désormais servir à soutenir l’industrialisation, stimuler l’investissement et créer davantage de valeur sur le territoire national.
Mais le ministre sait aussi que cette ambition ne pourra se concrétiser sans l’implication des hommes et des femmes de son administration. Devant les cadres du ministère, il a tenu à envoyer un message d’exigence, tout en promettant une gouvernance ouverte et collaborative. «Je crois en la capacité des cadres du ministère des Hydrocarbures, et je connais vos compétences pour avoir travaillé avec vous en tant que directeur général des hydrocarbures. Ce ministère dispose d’ingénieurs compétents, de géologues expérimentés, d’économistes de qualité et de techniciens de haut niveau», a-t-il déclaré.
Ce discours, à la fois rassembleur et volontariste, intervient dans un secteur stratégique où les attentes sont immenses. Entre modernisation des infrastructures, valorisation locale du gaz et recherche de nouveaux investissements, le chantier s’annonce vaste.
Reste désormais à savoir si cette nouvelle dynamique politique saura rapidement se traduire sur le terrain, dans un secteur considéré comme l’un des principaux piliers de l’économie congolaise.
Cyr Armel YABBAT-NGO







