L’élimination de tous les judokas aux derniers championnats d’Afrique tenus du 24 au 26 avril 2026 à Nairobi, au Kenya, en est l’illustration parfaite.
Le Congo est rentré bredouille des Championnats d’Afrique seniors (hommes et dames), qualificatifs pour les prochains Mondiaux qui auront lieu du 4 au 11 octobre de cette année à Bakou (Azerbaïdjan). Deux cent quarante-huit compétiteurs, venus de trente-cinq pays à travers le continent, ont pris part à la compétition organisée par le Kenya, que l’Algérie a dominée.
Les Algériens se sont adjugés la première place au classement général en individuel, grâce à une belle récolte de médailles: quatre en or, une en argent et quatre en bronze. Tous les judokas congolais ont été éliminés. Aucune qualification pour les phases finales et zéro médaille au compteur malgré l’engagement et la combativité de nos athlètes. Le niveau était très relevé, et le Congo n’a pas réussi à s’imposer sur le tatami. Maigre consolation: Charly Mokili (-100 kg) et Amour Gédéon Ibata Okombi (-66 kg) ont approché les podiums en terminant chacun cinquième dans sa catégorie.
Le judo congolais a fait illusion dans les compétitions zonales et mineures, mais au niveau des seniors, faute de moyens financiers et de préparation adéquate, le retour sur terre a été brutal.
Si l’on en croit une source crédible, cette compétition a mis en lumière aussi un problème majeur au sein de la délégation congolaise: l’absence d’un médecin pour assurer le suivi et la prise en charge des athlètes.
Les contreperformances à répétition, comme le fiasco au Kenya, soulignent les faiblesses structurelles de tout le mouvement sportif congolais.
Combien d’assises du sport n’ont pas été organisées dans le pays? Et avec à la clé de très bonnes résolutions. Que sont-elles devenues?
Elles dorment tout simplement dans des tiroirs au niveau des instances habilitées. Pis, les sportifs congolais sont découragés et n’ont aucune perspective. Beaucoup d’entre eux ont même abandonné le sport pour embrasser d’autres métiers plus rémunérateurs. Comment alors obtenir de bons résultats avec des sportifs à ce point démotivés? Là est toute l’équation que devront résoudre les autorités sportives nationales et les dirigeants des fédérations.
Franck SOUAPIBOU







