Renforcer les compétences des gestionnaires des hôpitaux et de structures sanitaires pour une transformation positive du système de santé du Congo, tel a été le but d’un atelier organisé du 18 au 21 août 2026 à Pointe-Noire par le ministère de la Santé en partenariat avec l’OMS.
Des hôpitaux généraux aux normes internationales qui sortent des terres dans chaque chef-lieu de département; des centres de santé intégrés (CSI) rénovés; depuis plus de dix ans traduisent la volonté des autorités d’améliorer l’offre sanitaire au profit des populations.
Mais au-delà de ce contexte, il y a un besoin qui se fait sentir: le management, mieux la gestion de ces structures.
L’atelier de Pointe-Noire valait donc son pesant d’or. «L’amélioration de la santé de la population repose, certes, sur la disponibilité des infrastructures, des médicaments, …, toutefois, aucun système de santé ne peut atteindre son plein potentiel sans un management efficace à tous les niveaux», a déclaré le Dr Vincent Dossou Sodjinou, représentant-résident de l’OMS au Congo.
Et dans un contexte international marqué par de graves crises sanitaires et des épidémies telles qu’Ebola en RDC, l’efficacité managériale devient davantage un impératif catégorique. «Les responsables sanitaires sont appelés à exercer un leadership visionnaire, capable de mobiliser les équipes, d’optimiser les ressources et de conduire les changements nécessaires», a renchéri le représentant de l’agence onusienne.
Pour l’État congolais, il est donc difficile, voire impossible d’envisager l’avenir sanitaire du Congo sans pour autant tenir compte de ces exigences. «En cette année 2026, nous nous trouvons à une croisée des chemins cruciale pour l’avenir sanitaire de notre Nation», a alerté le ministre de la Santé.
Pour le Pr Jean-Rosaire Ibara, cette alerte est loin d’être hasardeuse, d’autant plus que nous ‘‘sommes à quelques années seulement de l’échéance de 2030 pour l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD)’’. «Le compte à rebours est lancé. Pour honorer nos engagements internationaux en matière de santé et de bien-être, nous n’avons plus le droit à l’approximation», a exhorté le ministre Ibara.
Ainsi, a souligné le ministre, «Chaque décision, chaque ligne budgétaire, chaque action de terrain doit être optimisée. D’autre part, nous sommes aujourd’hui à l’aube de la planification du Plan national de développement sanitaire (PNDS) 2027-2031. Ce prochain référentiel stratégique quinquennal ne sera pas un document de plus; il constituera la boussole opérationnelle par laquelle notre secteur va se matérialiser».
Cet atelier s’inscrit dans le cadre du programme «Les voies vers le leadership pour la transformation de la santé». Un programme par lequel le Gouvernement congolais entend se conformer à la résolution de l’OMS, ‘’la résolution WHA74.16’’ adoptée en 2021 pour renforcer le management des systèmes sanitaires dans les États membres.
John NDINGA NGOMA






