Réuni en assemblée générale le samedi 26 juillet 2025 à Brazzaville, sous la coordination de Landry Boumbeya, le Consortium des associations pour la promotion de la gouvernance démocratique et l’état de droit (CAPGED) a dénoncé et condamné les actes arbitraires, les violations des droits de l’homme et les restrictions aux libertés fondamentales orchestrées par les autorités publiques à l’encontre des ONG des droits humains.
Dans une déclaration publique, le consortium a exigé une amélioration des dispositifs institutionnels et législatifs relatifs à la gouvernance électorale, en vue d’un scrutin libre, démocratique et transparent en 2026.
Le 30 juin 2025, le ministère de l’Intérieur a publié un arrêté retirant la reconnaissance officielle à certains partis politiques, sous prétexte qu’ils ne sont pas présents dans tous les départements du pays. Il est à noter que ces partis représentent la branche la plus radicale de l’opposition.
Actuellement, seulement quarante-deux 42 partis politiques ont été reconnus selon la dernière mise à jour. Ces partis rencontrent des difficultés pour obtenir des attestations de résidence pour leurs représentations locales ou départementales auprès des mairies et préfectures, car ils sont considérés comme suspendus et non reconnus.
«Cette mesure administrative constitue une restriction injustifiée et disproportionnée à l’exercice des droits politiques. Elle compromet visiblement les fondements du pluralisme politique et crée un précédent inquiétant pour la liberté d’association et d’expression des opinions politiques. Ces dérives traduisent une volonté délibérée d’étouffer le débat public, de criminaliser la véritable opposition politique, d’intimider les citoyens et d’instaurer une peur collective pour neutraliser toute volonté de contestation».
Le consortium a également condamné l’enlèvement le 9 juillet dernier de Maître Bob Kaben Massouka, avocat au barreau de Brazzaville, ainsi que son incarcération à la maison d’arrêt après une détention de plus de dix jours à la Centrale d’intelligence et de la documentation (CID).
Il a appelé le Gouvernement à libérer Me Maitre Bob Kaben Massouka et à abandonner la procédure engagée contre lui. A défaut, il exige l’ouverture rapide d’un procès équitable, la libération de toutes les personnes arrêtées sans motif valable, le respect de la liberté de la presse et la mise en place de mesures pour renforcer la protection des journalistes; ainsi que la réintégration des partis politiques exclus du processus électoral.
Pascal BIOZI KIMINOU







