La question peut être posée, après le report du championnat national de Ligue 1 consécutif au refus du ministère des Sports, affirme la Fédération congolaise de football (FECOFOOT), de mettre à disposition de l’organe technique les principaux stades retenus. Le lancement de la compétition, initialement programmé le 13 septembre 2025, a été finalement repoussé de deux semaines.
Lors d’une réunion avec les responsables des 16 clubs concernés, vendredi 12 septembre à son siège, le Comité exécutif de la FECOFOOT a informé ses interlocuteurs de l’obstination du ministère des Sports de lui interdire l’utilisation des installations sportives pour l’organisation des compétitions. Il ne lui restait plus qu’à céder au réalisme: sans terrains disponibles, pas d’ouverture du championnat !
Cependant, à défaut d’avoir trouvé la veille un compromis avec le cabinet du ministère des Sports, le Comité exécutif envisage un plan de secours. A travers un communiqué publié à l’issue de sa rencontre avec les dirigeants des clubs, il a annoncé que le Centre technique FIFA d’Ignié, à 45 km de Brazzaville, pourrait abriter les premières journées si les stades restaient fermés. Des travaux (installation d’un grillage autour de la pelouse et construction de vestiaires) vont y être entrepris. Le championnat national d’élite se contenterait donc d’un stade dont on connaît les limites en termes d’attractivité, de confort et de capacité d’accueil.
Difficile de comprendre la réaction du ministère des Sports, d’autant plus qu’il ne communique pas sur les causes de son obstination à bloquer, à tout prix, les stades. Devant cette attitude, on ne peut que se perdre en conjectures. Volonté d’empêcher le ballon de rouler ou celle de rallumer la crise? Acharnement? Règlement de comptes? Que veut-on réellement?
Cette situation, a réagi un dirigeant, fait prendre du retard à la saison 2025-2026. Les clubs avaient unanimement salué l’annonce de reprise du championnat. Ils avaient manifesté un intérêt pour la tenue de leurs assemblées générales. Les joueurs, eux, ont soif de renouer avec les pelouses. Deux clubs vont, ce week-end, entrer en compétitions africaines interclubs dans l’espoir de franchir cette première étape et aller plus loin.
Si les stades restent encore fermés au terme du délai fixé, qui passera pour le principal fossoyeur du football congolais? La réponse n’est pas si difficile à trouver!

Franck SOUAPIBOU

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