Un séminaire-atelier sur la communication institutionnelle pour les Forces de sécurité a été organisé par la Direction générale de la stratégie, de la coopération et de la communication du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, sous le thème: ‘’La communication institutionnelle entre codes et libertés’’. Couplé à l’organisation de la Journée du Livre sous le thème: ‘’Chevaliers de la plume sous l’uniforme bleu’’, le 16 septembre à l’auditorium du Mémorial Pierre Savorgnan De Brazza à Brazzaville.

A cet effet, huit écrivains policiers et gendarmes ont été distingués pour leur savoir-faire dans la littérature, devant un jury présidé par Ludovic Miyouna, universitaire et ancien sénateur. Il s’agit de: général de police Albert Ngoto, commandant de la Sécurité civile (très riche carrière professionnelle à tous les niveaux de la hiérarchie, auteur de ‘’Mutation pour la police congolaise’’); commissaire colonel-major de police Michel Innocent Peya, directeur général des finances et de l’équipement, docteur en sciences de gestion, option management financier, (essayiste hors-pair, connu comme porte flambeau des idéaux emblématiques de Denis Sassou-Nguesso); du colonel-major de police Charles Nkouanga, officier d’administration (auteur de onze ouvrages dont ‘’Le piège’’; ‘’Hosties’’…Ces thèmes portent sur l’amour, la condition humaine, l’Afrique postcoloniale et l’environnement; du commissaire colonel-major Roch Cyriaque Galebayi, directeur des services financiers de la Gendarmerie nationale (Entre romans, essais et histoire, son œuvre explore les thèmes de la tragédie et de l’identité africaine); du colonel de police Maurice Itous Ibara, docteur en sciences de gestion, axée sur l’environnement, option management publicitaire, chercheur en physique, chimie et biologie, chargé de cours de marketing à l’Université Marien Ngouabi; capitaine de gendarmerie Charles Peter Moukala Kinzounza, détaché au cabinet du ministre des Petites et moyennes entreprises (musicien, auteur-compositeur); colonel de police à la retraite Athanase Moussoungou (romancier, poète, essayiste, son œuvre est remarquable par sa capacité de mélanger tradition et modernité, ésotérisme et existentialisme); capitaine de gendarmerie à la retraite Ruphin Sognele (auteur d’articles scientifiques et de trois publications: ‘’Chroniques du képi’’;’’Les dégâts du mariage interdit’’… ). C’était en présence d’experts, d’ écrivains, de membres du jury et de partenaires institutionnels et académiques.
L’activité a revêtu une double portée: technique et symbolique. Peu avant leur distinction, les critiques littéraires Winner Franck Palmers; Euloge Simplice Lébi; Rosin Loemba et Guy Armand Mampassi Nkosso ont communiqué autour de leurs œuvres, dans une étude ramassée de leurs différents ouvrages.
Séraphin Ondélé, préfet directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a rappelé: «Un livre rédigé par un officier de police ou de gendarmerie, ne s’arrête pas aux murs de la caserne, il peut éclairer la société entière, transmettre des valeurs, inscrire dans la mémoire collective des témoignages, des réflexions, des récits qui édifient l’homme et au-delà la démocratie ainsi que l’unité nationale».
Parlant au nom de ses confrères, l’écrivain Charles Nkouanga a salué l’initiative, et remercié tous ceux qui ont porté leur choix sur eux afin d’être distingués. Pour sa part, Ludovic Miyouna s’est dit surpris de l’ampleur que prend la littérature au sein des Forces de sécurité, tout en encourageant son personnel dans cet élan. Il a promis faire large écho de leur travail littéraire.

A.P. MASSAMBA

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