Après un périple de plus de quinze jours à travers les quatorze régions de Gendarmerie du pays, le général de brigade Gildas Olangué, commandant de cette institution, a choisi la Région de Gendarmerie de Brazzaville pour sa dernière adresse au personnel, constitué d’officiers, sous-officiers et hommes de rang. Une adresse ferme centrée sur les valeurs du métier du gendarme et notamment sur la discipline, l’éthique, la cohésion inter-unités et l’obligation des résultats.
Face aux défis sécuritaires propres aux grandes agglomérations urbaines, notamment le grand banditisme, la criminalité juvénile et la gestion dans les flux de circulation, le commandant de la Gendarmerie nationale a tenu à adresser un message ferme et mobilisateur. Pendant une quinzaine de jours, il a visité avec toute sa suite 14 régions de Gendarmerie : de Kinkala à Impfondo, en passant par Pointe-Noire, Dolisie, Madingou, Djambala, Owando, Ouesso et celles se trouvant dans bien d’autres chefs-lieux des départements du Congo, en portant le même message évoqué en amont.
Après ses différentes localités, le général Gidas Olangué s’est enfin adressé solennellement au personnel de la capitale. Dans son allocution, il a insisté sur les piliers fondamentaux de l’institution. «J’ai pensé qu’il était important et indispensable pour moi, d’aller partout, rencontrer tous les gendarmes, parler avec eux, voir leurs notions de travail, me faire comprendre d’eux, qu’ils comprennent ce que j’attends d’eux et de chacun, et ce que vous attendez de moi», a-t-il souligné.
Le message du commandant de la Gendarmerie nationale a été sans détour, il attend le personnel désormais aux résultats. Pour ce faire, il a rappelé les valeurs cardinales qui fondent le métier de gendarme. D’abord la discipline, socle de toute armée. Ensuite l’honneur et l’éthique, qui imposent aux gendarmes d’être irréprochables et exemplaires. «Je pense qu’il est indispensable pour moi de prendre deux catégories de personnes : la première, c’est la population. La population attend de nous d’assurer sa sécurité. Globalement, c’est ça. Assurer la sécurité ! Que les gens se sentent en paix ! C’est ça qu’on attend de nous. La deuxième chose, c’est être utile et indispensable auprès de la hiérarchie. Si on devient indispensable, nos problèmes logistiques, tout le reste suivra », a-t-il relevé.
Puis, la loyauté et enfin la cohésion et la solidarité inter-unités. La discipline et l’éthique : rétablir une rigueur exemplaire au sein des rangs et bannir tout comportement déviant portant atteinte à la crédibilité des Forces de l’ordre. «Moi, j’ai besoin des gens engagés. Il faut que chaque gendarme rende à celui qu’on responsabilise comme COMZONE (entendez Commandant de zone, NDLR), indispensable auprès de sa hiérarchie. C’est ça. On prendra le meilleur d’entre nous. On va en tourner dans tous les sens. S’il n’est pas indispensable, si en bas on ne travaille pas pour lui, l’institution ne va jamais avancer», a martelé le général Gildas Olangué.
Au-delà de ces hommes, c’est à la population congolaise que le commandant de la Gendarmerie nationale s’est adressé. Un appel à une franche collaboration à la veille d’un tournant historique pour le pays, l’ouverture de ses frontières à tous les ressortissants africains à partir du 1er janvier 2027. Bien entendu, après la tournée de prise de contact et l’état des lieux, place désormais à l’action et au travail assidu.

Alain-Patrick MASSAMBA

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