Apparu sur le continent africain au milieu des années 1950, le cube maggi s’est progressivement imposé comme un ingrédient incontournable dans les cuisines africaines. De Brazzaville à Dakar, en passant par Abidjan et Yaoundé, cette petite brique salée a révolutionné les habitudes culinaires, au point de devenir omniprésente dans les marmites et les assiettes.

Au fil des ans, d’autres qualités de cube ont apparu. Les cubes, alliés culinaires pour les professionnels de la restauration, restent indispensables dans la cuisine africaine. Seulement, les diététiciens et les nutritionnistes tirent la sonnette d’alarme sur les effets des cubes sur la santé. Jacques Yima, maître cuisinier à l’hôtel Olympic Palace s’est exprimé : «Le cube permet de standardiser le goût des aliments et de gagner du temps en cuisine. La cuisine européenne utilise modérément voire pas, parce que les Européens mangent beaucoup plus les recettes, par contre, les Africains l’utilisent plus pour donner de la saveur à leur repas.»

Le cube, une menace pour la santé

Christopher Mouanga, maître d’hôtel au restaurant Jardin des Saveurs à Brazzaville explique autrement: «le cube ne facilite pas la cuisine, parce que dans la cuisine il y a aussi d’autres ingrédients qui donnent de la saveur, qui agrémentent les repas tels l’ail, l’oignon, la ciboule…».

Ces témoignages montrent à la fois l’importance et les inconvénients du cube dans la restauration moderne, notamment dans les contextes urbains où la rapidité et la constance sont recherchées. Des avantages mais surtout gustatifs. Les spécialistes en cuisine reconnaissent certains avantages à l’emploi du cube, entre autres, amélioration du goût des plats, solution en cas de manque d’ingrédients (viande, poisson). Cependant, ces avantages restent essentiellement culinaires et non nutritionnels, avec de nombreux risques sanitaires bien réels.

Le produit est principalement composé de sel (en très grande quantité), glutamate monosodique (exhausteur de goût), graisses et arômes artificiels. Un cube peut contenir une quantité de sel proche ou supérieure à l’apport quotidien recommandé. Conséquences :  la survenue de plusieurs maladies comme l’hypertension artérielle, les maladies cardiovasculaires, les troubles rénaux, les risques d’accidents vasculaires cérébraux (AVC)…

Certaines catégories vulnérables, dont les femmes enceintes, sont appelées à limiter leur consommation. Pour les nutritionnistes, la consommation doit être modérée, car tout abus est dangereux pour la santé. Pour être plus sûres, les spécialistes recommandent un retour progressif à des assaisonnements naturelles (épices, herbes locales) afin de concilier plaisir gustatif et bien-être sanitaire.

Damick IBARESSONGO-MBOSSA (Stagiaire)

Abonnez-vous à notre bulletin d'information

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici