La communauté internationale célèbre le 2 avril, la Journée internationale de sensibilisation à l’autisme. Cette année, l’ONU a placé cette édition sur le thème: “Autisme et humanité : chaque vie a de la valeur”. Il s’agit d’un appel pour reconnaître la dignité inhérente, l’égalité des droits et la valeur inconditionnelle de chaque personne autiste.
La journée comme telle vise à promouvoir les droits, l’autonomie et la participation pleine et entière des personnes concernées par l’autisme, dans tous les domaines de la vie: éducation, emploi, santé, citoyenneté et vie sociale. Elle rappelle que l’autisme n’est ni une maladie, ni une déficience intellectuelle, mais un trouble du neurodéveloppement, caractérisé par une grande diversité de profils, de capacités et de besoins. C’est aussi une occasion de déconstruire les préjugés et rappeler que les personnes autistes font pleinement partie de notre communauté.
Comme d’autres mois, à l’instar d’octobre qui est dédié à la sensibilisation sur les cancers de la femme, le mois d’avril est consacré à l’autisme. C’est un moment privilégié pour informer, écouter et mettre en lumière les réalités vécues par les personnes autistes et leurs proches. Pour plusieurs familles, cette journée représente à la fois un espoir d’inclusion, un besoin de reconnaissance et un appel à plus de compréhension. La sensibilisation, ce n’est pas seulement transmettre de l’information. C’est remplacer un regard inquiet par un regard bienveillant. C’est permettre à une personne autiste d’être vue pour ce qui elle est, et non pour les idées reçues. Quand la société comprend mieux, elle s’adapte mieux. Selon les données récentes de l’ONU, le nombre de personnes concernées par l’autisme dans le monde est estimé à 67 millions. D’où la question de sensibilisation s’avère importante. Sensibiliser, faut-il le rappeler, c’est poser des gestes concrets: s’informer, adapter nos environnements, faire preuve d’ouverture et de bienveillance. En rendant l’autisme plus visible dans toute sa diversité «Nous contribuons ensemble à bâtir une société plus inclusive, où chacun et chacune peut trouver sa place. L’inclusion des personnes autistes est une condition indispensable pour leur permettre un parcours de vie équitable et épanouissant», a dit Dieu Merci Nakavoua, directeur de l’école inclusive Case Dominique, placée sous l’autorité de la sœur Ida Pélagie Louvouandou, de la Congrégation des Petites sœurs Dominicaines.
Cette école prend en charge les autistes depuis 2015, avec pour slogan 100 soucis : 1000 sourires.
Germaine NGALA






