C’est finalement le dimanche 21 septembre 2025 que la première pluie est tombée à Brazzaville. Un retard (ou une avance) qui illustre les effets concrets du changement climatique au Congo.
Depuis quelques années, le Congo fait face à des bouleversements climatiques inquiétants. Les saisons ne suivent plus le rythme habituel, et les populations constatent des retards, des sécheresses prolongées ou encore des pluies brutales. L’exemple le plus récent est celui de cette année 2025 : la saison des pluies n’a pas donné son signal d’arrivée habituel.
Traditionnellement, les pluies reviennent au Congo vers la mi-août. Mais en 2025, après une saison sèche qui a pris fin le 14 juin, aucune pluie n’a été enregistrée pendant plus de trois mois, jusqu’au 21 septembre. Ce dérèglement n’est pas sans conséquences : les agriculteurs, qui attendent les premières pluies pour semer, ont dû repousser leurs travaux. Cela affecte la production locale, les prix sur les marchés, et la sécurité alimentaire.
Les causes
Les experts en environnement pointent plusieurs causes. D’abord, le réchauffement climatique mondial, causé par les émissions de gaz à effet de serre et qui modifient les équilibres naturels. Ensuite, au niveau local, la déforestation massive, notamment dans la Cuvette et les Plateaux, qui perturbe le cycle de l’eau et la régulation de la température. L’absence d’arbres favorise l’érosion des sols et rend les terres plus sèches et moins fertiles.
Face à ce phénomène, les autorités devraient mettre en place des politiques environnementales plus strictes, notamment en matière de reboisement et de protection des écosystèmes. Mais la population a aussi un rôle à jouer : ne pas jeter les déchets dans la nature, réduire l’usage du plastique, planter suffisamment d’arbres, sensibiliser les jeunes sur l’intérêt d’afforestation, moins brûler les bosquets, etc.
Le changement climatique n’est plus une théorie lointaine. Il est bien présent au Congo. Face à cette réalité, il est temps de changer de comportements, d’adopter des pratiques plus respectueuses de l’environnement, et d’unir les efforts pour préserver l’environnement.
Lionel MAMBEKE (Stagiaire)
