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Elections quand même…

A moitié vide et à moitié plein : c’est l’état de la situation politique du Congo au sortir des législatives de Dimanche. Chaque prendra l’angle qui l’arrange pour commenter les chiffres. Chacun donnera son avis sur le taux de participation, sur la discipline des votants, sur la sagesse finale qui a prévalu chez les candidats alors qu’à Kéllé, Ewo, Owando, Mouyondzi et Mindouli, les choses ne se sont finalement pas mal passées. Le vote a pu s’y tenir, et les résultats qui y sont attendus ne seront pas influencés par l’échauffement qu’on y a remarqué en matinée.
Tout s’est donc relativement bien passé, il faut s’en réjouir. L’embêtant avec les verres à demi-pleins c’est qu’ils ne renseignent que rarement sur une situation. Qu’ils soient à moitié vides ou à moitié pleins, il y aura toujours quelque-chose à déplorer. Pour le cas d’espèce, l’organisation du vote, l’affichage des listes, la numérotation des salles de vote et les renseignements de base à l’entrée des salles, notamment pour les personnes âgées et ne sachant pas lire sont des lacunes visibles.
Tout comme la supposée encre indélébile, systématiquement remplacée par un encreur ordinaire, qui s’effaçait au premier lavage des mains. Ou encore la confidentialité du choix du votant qui se voyait cornaqué par quelque sachant se proposant même de vous plier le bulletin que vous aurez à déposer dans l’urne. Ou encore la nervosité à fleur de peau, les proclamations inopinées des résultats de quelques prétentieux pour tenter d’influencer le vote des indécis.
Mais dans l’ensemble on peut qualifier d’acceptable; l’ensemble du vote. En attendant la remontée de tous les résultats, s’il n’y a pas de tripatouillages dans l’intervalle. Car en matière de tripatouillage, on se pose un peu là.

Albert S. MIANZOUKOUTA

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A propos de l'auteur

Editorial

metier dangereux

Un journaliste du Cameroun, pays voisin, a été assassiné dimanche dernier à Yaoundé. Martinez Zogo, 51 ans, de la radio privée Amplitude FM de la capitale camerounaise, a été retrouvé presqu’en putréfaction. Comme pour ajouter à la sauvagerie, il a été brutalement torturé et mutilé comme pour souligner un acharnement à l’anéantissement, une volonté d’en finir avec la vérité que proclamait tout son engagement dans la lutte contre la corruption et dont son émission phare, ”Embouteillage”, s’était fait une renommée.

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