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LA FEMME DANS LE PARCOURS DE LA SEMAINE AFRICAINE : Une trop faible représentativité

LA FEMME DANS LE PARCOURS DE LA SEMAINE AFRICAINE : Une trop faible représentativité

Depuis sa création en septembre 1952 par le Père Jean Legall, prêtre missionnaire spiritain, le journal La Semaine Africaine, autrefois diffusé au Gabon, en Centrafrique et au Tchad, a accompagné les mutations de la sous-région. Dans sa marche, la gente féminine a toujours bien joué sa partition.

C’est pratiquement au milieu de la décennie 1990, plus de 40 ans après, que les femmes ont commencé à faire leur entrée au journal La Semaine Africaine. Une des plus emblématiques a été la ministre Aimée Mambou Gnali, en qualité de collaboratrice extérieure. Première bachelière du Congo, licenciée-es-lettres de la Sorbonne, elle a enseigné dans plusieurs lycées avant de devenir directrice de l’Enseignement secondaire, puis ministre de la Culture et des arts dans le premier Gouvernement sous la présidence Sassou II, dit d’union nationale (1997-2002).
Porte-voix du féminisme africain, Aimée Mambou Gnali, à travers ses écrits, a nourri les lecteurs du journal catholique de par son expérience et ses combats. Femme militante, elle a aussi éclairé le double visage d’une africanité d’aujourd’hui, écartelée entre traditions, conservatrice par nature, et modernité, plus ouverte au changement et à une égalité entre les hommes et les femmes. Le premier combat d’Aimée Gnali a été pour se faire reconnaître comme femme responsable dans une société africaine totalement dominée par les hommes. Ses écrits demeurent de véritables sources d’inspiration pour la femme et la fille congolaises, pourquoi pas les femmes d’autres cieux. A côté de cette sommité, on peut aussi se rappeler l’écrivaine Marie Léontine Tsibinda, avec par exemple son point de vue célèbre:«La littérature congolaise au féminin», paru dans La Semaine Africaine du 7 au 13 mars 1985.

La Femme dans les colonnes du journal

Contrairement aux médias audiovisuels, la presse écrite n’intéresse pas assez les femmes. S’agissant du bihebdomadaire qui souffle ses 70 bougies, c’est à partir de 1989 que les femmes ont commencé à intégrer les rangs du journal, en qualité de pigiste. Mme Angelique Bandza, secrétaire-comptable d’heureuse mémoire, est restée pendant longtemps l’unique femme au milieu de nombreux hommes composant l’équipe du journal. Du côté rédactionnel, la première femme à se lancer dans l’écriture a été Judith Bitsindou. Après a suivi Lyne Mikangou, actuelle communicante au ministère de l’Economie forestière. Celle-ci a servi le journal dans les rubriques “Evènement, Société et Culture”. On peut retenir de ses écrits, le titre consacré au Pr Mukala Kadima Nzuji:“La poésie est extrêmement exigente”.
D’autres ont pris le relais: Virginie Blanche Yengo (1996), Laureate Céphyse Bikouta Loutaya (1997), Gwaldys Larissa Yelekessa (1998), Gaëlle Sambou (1998).
Après les moments de troubles qu’à connus le Congo, autour des années 1997-1998, La Semaine Africaine a été toujours présente et a continué d’assurer sa mission principale d’informer et de former l’opinion.
Elle recevait de nouvelles plumes. A l’instar de Irma Oko Ondongo, Eulalie Euloge Esseré et Dutricia Enkemi (2007). Dutricia Enkemi s’est imposée dans la redaction dans les rubriques ‘’National et Société’’. Elle s’était focalisée sur les questions liées à la femme. On peut retenir deux de ses textes sur la Journée scientifique de la sage femme et la Journée internationale de la femme, edition 2007.
Une année après, une autre figure feminine s’affirme cette fois en Culture: Ifrikia Kengue Di-Boutandou (2008).
En vie de l’Eglise, rubrique phare du journal, ce sont: la Sr Guillène Andréa Miambanzila, Anne Mbelani, Aybienevie N’kouka-Koudissa (2010) qui s’imposent, sans oublier Larissa Odzébé (stagiaire) qui était à cheval entre la rubrique Religion et autres.
C’est en 2011 que Esperancia Mbossa-Okandze, une autre plume féminine, s’intéresse à la ligne éditoriale du journal. Elle a signé des articles dans la quasi-totalité des rubriques. Et depuis lors deux femmes, Aybienevie N’kouka-Koudissa et Esperancia Mbossa-Okandze, ont pu se faire une place au milieu de la vingtaine d’hommes que compte l’équipe du journal.
En 2017, deux autres femmes se joignent à elles, une à l’administration, Lisette Siassia Malonga, en qualité de secrétaire comptable, et une autre à la rédaction, Madocie Deo-Gratias Mongo, qui est affectée à l’agence de Pointe-Noire où exerce depuis plusieurs années Mme Chimène Ndoudi, secrétaire-comptable.
Devenues agents permanents depuis 2021, Aybienevie N’Kouka-Koudissa et Esperancia Mbossa-Okandze assurent respectivement les responsabilités du cheffe de service ‘’Développement’’ et du service ‘’Société’’.
De toutes les femmes ayant marqué leur passage à l’ancêtre des journaux congolais, on note l’absence d’engouement féminin sur les questions sportives.
Au regard de la disparité hommes-femmes au sein du journal, on peut affirmer que les Congolaises ont refusé le chant de l’écriture journalistique.
A travers ces mots, j’exhorte les femmes à embrasser la presse écrite, qui constitue le levier de la profession de journaliste.

Esperancia
MBOSSA-OKANDZE
& Aybienevie N’KOUKA-KOUDISSA

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Editorial

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Ce n’est pas être présomptueux que d’affirmer que notre fête fut belle. Nous avons célébré les 70 ans de création de La Semaine Africaine : nos Evêques nous ont soutenus, nos amis dans les chancelleries comme dans les autres organes d’information nous ont entourés de leur sollicitude. Par les nombreuses manières que nous offrent les technologies modernes d’aujourd’hui, nous avons reçu les témoignages affectueux venus de partout.

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