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La nouvelle équipe dirigeante : L’Argentine et Messi gagnent la guerre des étoiles

La nouvelle équipe dirigeante : L’Argentine et Messi gagnent la guerre des étoiles

Elle fut belle jusqu’au bout, cette coupe du monde organisée par le Qatar ! Et elle s’est terminée dans une apothéose, à l’issue d’une finale ‘’trois étoiles’’ complètement folle que l’Argentine et Lionel Messi ont remportée aux dépens de la France, au bout d’un suspense insoutenable pour les cœurs fragiles. Du coup, après 1978 et 1986, les Argentins peuvent désormais accrocher à leurs maillots une troisième étoile que les Français convoitaient également. Trente-six ans que le pays de Diego Armando Maradona (+) attendait ce sacre.
Après l’élimination du Maroc en demi-finales, toute l’Afrique a pleuré, agonisé, puis tourné la page de l’épopée glorieuse de son meilleur représentant. Mais la Coupe du monde a poursuivi son petit bonhomme de chemin, attendant son futur vainqueur. On l’a eu au sortir de la finale de légende ayant opposé l’Argentine à la France et qu’ont remportée les coéquipiers de Lionel Messi aux dépens de ceux de Kylian Mbappé, aux tirs au but (3-3, puis 4 tirs au but à 2), dimanche 18 novembre, à Doha.
Une finale musclée, mais spectaculaire. Une finale fertile en buts aussi (six, au total, dont trois de chaque côté) et, surtout, en rebondissements. L’Argentine menant 2-0 (buts de Lionel Messi et de Di Maria) à dix minutes de la fin de la partie, puis 3-2 (Messi) pendant la prolongation : il n’y avait plus de doute sur l’issue du match. Erreur ! On avait tout prévu, sauf l’incroyable remontée qu’a été la réduction du score et la double égalisation de la France par un seul et même homme, Kylian Mbappé, qui a fait vaciller plus d’un spectateur.
Cette finale était aussi fertile en commentaires partisans. En effet, pendant cent vingt minutes (les deux équipes sont allées à la prolongation), partisans de Messi et de Mbappé se sont verbalement affrontés dans les gradins et devant le petit écran. Où les sarcasmes l’emportaient souvent sur une analyse objective du jeu fourni par les protagonistes et leurs artistes-vedettes.
Mais au-delà des statistiques, se pose l’inévitable question : la Coupe du monde du Qatar a-t-elle été une grande Coupe? Oui, sans hésiter! On a eu droit à un football emballant et offensif. 172 buts ont été inscrits en 64 matches, un nouveau record du tournoi dépassant 171 en 1998 et 2014. On a eu aussi l’heureuse surprise de redécouvrir la parfaite organisation technique et tactique qui fait du jeu de football un art avec des fabuleux joueurs. Où le collectif côtoyait l’exploit individuel.
Ce côté individualités est relevé par le talent fou de l’Argentin Lionel Messi et du Français Mbappé. Le premier, désigné ‘’Meilleur joueur’’ de la compétition, est plus qu’un artiste. C’est un dérangeur des défenses et un «tueur» des gardiens de but. Il a offert toute la panoplie des qualités du joueur surdoué. Capable à lui tout seul de faire la victoire de son équipe. Et sa classe a particulièrement pesé sur les débats. Notamment des huitièmes de finale à la finale, en marquant au moins un but à chaque étape. Des buts splendides, sept au total. Suffisant pour propulser les ‘’Ciel et blanc’’ sur la plus haute cime du football et gagner, enfin, le seul trophée qui manquait à son fabuleux palmarès. Australiens, Néerlandais, Croates et même Français se souviennent des misères que Messi leur a faites, de ses foudroyants démarrages, de ses meurtriers coups de patte. Il a non seulement conquis et séduit les amoureux du ballon rond mais également fait l’unanimité autour de son art, de son talent.
Les Bleus de France s’en sont bien rendu compte. Ce ne sont pas les trois buts inscrits par Kylian Mbappé qui peuvent éclipser la prestation de Messi. Pourtant ils ont, eux-aussi en Mbappé, un joueur exceptionnel. Mais l’auteur de huit buts (donc meilleur buteur de la compétition) n’est qu’un roi sans couronne cette année.
Tout est donc bien qui finit bien pour l’Argentine et, surtout, pour Lionel Messi qui aura finalement tout gagné sur les terrains avec ce sacre qui sera, probablement, son dernier sous le maillot de l’Albiceleste.

Jean ZENGABIO

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Editorial

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