Nommé le 24 avril 2026, le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du travail et du dialogue social Pierre Mabiala a pris officiellement ses fonctions mardi 28 avril après la cérémonie de passation de service entre lui et le ministre d’Etat intérimaire sortant, Alphonse Claude N’silou. C’était en présence des représentants de la Présidence de la République, de la Primature et du Secrétariat général du Gouvernement. Dans un ton ferme, le nouveau chef de la Fonction publique s’engage avec rigueur dans la mise en œuvre effective du projet de société du Président de la République.

Tout a commencé par des instants de recueillement en mémoire du ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique Firmin Ayessa, rappelé à Dieu le 17 février 2026. Le ministre d’Etat N’silou a salué la mémoire de ce commis de l’Etat qui, selon lui, serait certainement encore à la tête de ce département ministériel. Après, a suivi la lecture du décret portant nomination des membres du Gouvernement pour le nouveau quinquennat du Président de la République Dénis Sassou Nguesso.

Les ministres d’Etat Pierre Mabiala et Alphonse C. N’silou pendant la signature des procès verbaux

La présentation des dossiers et la signature du procès-verbal de passation de service ont constitué les temps forts de cette cérémonie qui marque ainsi la continuité du service public.

A propos des dossiers à suivre, c’est le directeur de cabinet du ministre de la Fonction publique sortant, Christian Aboké-Ndza qui les a présentés. Au cours des cinq dernières années, a rappelé le directeur de cabinet, la Fonction publique a bâti une stratégie visant à répondre aux défis de modernisation de l’administration publique congolaise. Au cours de la période 2021-2026, le ministère a exécuté des projets structurants visant outre la modernisation de la Fonction publique, la mise en place d’un nouveau cadre juridique du monde du travail en vue, non seulement de la simplification des formalités et des procédures administratives, mais également du renforcement du droit du travail au Congo, afin de faire de l’administration un instrument au service de la dynamisation de l’économie congolaise. «De la situation de contrat de marchés, 14 projets de construction et de réhabilitation des directions départementales du travail et de la fonction publique ont été engagés… Le nouveau statut général de la fonction publique a été adopté par le Parlement, puis promulgué par le Président de la République en août 2022», a rappelé Christian Aboké-Ndza.

Parmi les actions entreprises ces cinq ans passés, on note également l’enrôlement biométrique des agents civils de l’Etat lancé en décembre 2022, dans le but de maîtriser les effectifs des agents. Au terme de deux premières phases, 60 000 agents civils ont été enrôlés et 10 000 enseignants volontaires et communautaires du ministère de l’Enseignement général. Il reste à enrôler les agents évoluant dans les missions diplomatiques et consulaires du Congo, les nouvelles recrues et les retardataires. L’emploi des jeunes demeurant au cœur des politiques publiques, de 2021 et 2025, 40 000 jeunes ont intégré la fonction publique.

Pierre Mabiala a remercié le Président de la République pour la confiance renouvelée sur sa personne. Puis, il a salué la mémoire de son prédécesseur, feu ministre d’Etat Firmin Ayessa pour le travail abbatu au sein de ce département. Pour ce quinquennat, il entend faire avancer avec détermination les chantiers amorcés par son prédécesseur. «En prenant la tête de ce ministère, je mesure dès à présent le poids de cette responsabilité dont je prends l’engagement d’assumer avec force, rigueur, loyauté, fidélité, dévouement et sans faux fuyant. Je me montrerai particulièrement rigoureux et exigeant dans la mise en œuvre effective du projet de société du Président de la République intitulé: «Accélération de la marche vers le développement» dans le secteur qui est le mien», a-t-il promis.

Il a signifié en outre qu’il conduira son action en associant toutes les compétences à la tâche, afin de relever dans la rigueur, le travail acharné le service public équitable et bien rendu. Pour parvenir aux résultats escomptés, le ministre d’Etat a préconisé quelques actions: «la tenue régulière des conseils de discipline dans toutes les administrations publiques, la réalisation des contrôles systématiques dans les administrations publiques, la réforme du code du travail, le renforcement de la coopération avec l’Organisation internationale du travail (OIT), la tenue régulière des sessions du comité national du dialogue social…», a-t-il annoncé, en réitérant son engagement assuré dans la lutte contre les comportements déviants en milieu professionnel.

E.M.-O.

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