Les acteurs multisectoriels se sont réunis du 4 au 8 mai 2026 à Kintélé pour élaborer le Plan national de préparation et de riposte à une pandémie d’agents pathogènes respiratoires. Le but est de doter le Congo d’un document pour mieux contrer les maladies respiratoires et protéger les populations. L’atelier est organisé par le ministère de la Santé, avec l’appui technique et financier de la représentation de l’OMS au Congo.

L’idée de munir le pays d’un plan actualisé de préparation et de riposte aux épidémies et pandémies liées aux agents pathogènes respiratoires est partie, entre autres, des conséquences de la pandémie de Covid-19 sur les systèmes sanitaires nationaux, même ceux des pays développés. Cette pandémie n’a pas seulement fragilisé les systèmes sanitaires ; même les économies fortes ont été secouées du fait qu’aucun pays n’était préparé à répondre à une pareille pandémie. Raison pour laquelle, le Congo, avec son partenaire traditionnel qu’est l’OMS, a jugé utile de mettre en place ce document, pour parer aux éventuelles pandémies respiratoires qui peuvent survenir. Pour l’instant, aucune pandémie n’a été déclarée.

Pour le directeur de l’épidémiologie et de la lutte contre la maladie, le Dr Jean-Médard Kankou, il est normal de se préparer aux futures pandémies, après les leçons douloureuses de la Covid-19’’. «En Afrique et à travers le monde, il y a circulation de pathogènes respiratoires, voilà pourquoi nous nous sommes retrouver pour élaborer ce plan. Actuellement nous n’avons pas une épidémie de grippe, mais la grippe est endémique dans notre pays. Nous avons tous les jours les cas de grippe dans notre pays», a-t-il déclaré, tout en soulignant qu’actuellement la situation est normale.
Ce plan de cinq ans, 2026-2031, est sous-tendu par cinq piliers traditionnels d’une riposte à une épidémie ou à une pandémie: la coordination des urgences, la mobilisation des ressources, la surveillance épidémiologique, la prise en charge ainsi que la communication sur les risques et l’engagement communautaire.
Pour le valider, il faut au préalable le tester. «Les prochaines étapes consistent à tester ce plan avant la validation par les autorités locales», a dit le Dr Kandako Youba, responsable des urgences de santé publique à l’OMS Congo.
E.M.-O.







