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40e ANNIVERSAIRE DE LA CONGOLAISE DE RAFFINAGE (CORAF) : Sous le signe des actions humanitaires au profit des populations

40e ANNIVERSAIRE DE LA CONGOLAISE DE RAFFINAGE (CORAF) : Sous le signe des actions humanitaires au profit des populations

Dans le cadre de la célébration de son quarantième anniversaire, la Congolaise de raffinage (CORAF) a récemment mené une série d’activités au profit des populations de Pointe-Noire. Parmi ces activités, des actes médicaux parmi lequels le dépistage de maladies chroniques dont le diabète et l’hypertension artérielle.

Foyer de la CORAF, au nord-ouest de Pointe-Noire. Sous des tentes soigneusement disposées, médecins, infirmiers, bref des professionnels de la santé bien en place. Stéthoscope au cou, tensiomètre en mains, glucomètre posés sur le bureau…. Ces hommes en blouse blanche reçoivent des populations venues de tous les quatre coins de la capitale économique.
Bernadette Ngoma fait partie de ces Ponténégrins qui ont fait le déplacement du foyer de la CORAF. «Je suis venue pour avoir des informations fiables sur ma tension artérielle et ma glycémie», lance-t-elle. Elle dit avoir été informée deux jours auparavant de ces actes médicaux par un crieur qui a annoncé la nouvelle par mégaphone. «Au départ, je me disais que c’était une nouvelle structure médicale privée qui venait d’ouvrir les portes et était à la recherche de patients, donc de clients. Mais à mon arrivée, je découvre bien qu’il s’agit de la CORAF. Et c’est gratuit», explique encore la septuagénaire.
Si ces activités médicales sont menées dans l’enceinte même de la CORAF, c’est parce qu’elles s’inscrivent dans le cadre de la célébration du quarantième anniversaire de la CORAF.
«Nous avons lancé un appel aux populations de Pointe-Noire, pour qu’elles viennent participer à ces dépistages. C’est gratuit. Nous attendons, au total, plus de 700 personnes», a déclaré Didier Wilfried Panghou, directeur des ressources humaines à la CORAF, lors du lancement des activités relatives au 40e anniversaire de cette entreprise.

CORAF, un instrument de stabilisation des coûts d’hydrocarbures

En 1982, le Congo-Brazzaville célébrait sa première décennie d’exploitation pétrolière et ce, quelque cinq ans après le premier «choc pétrolier» qui avait secoué de nombreuses économies de l’Occident très dépendantes de l’énergie issue des hydrocarbures. C’est dans ce contexte que l’État congolais crée et rend opérationnelle la Congolaise de raffinage.
Durant ces quarante dernières années, la CORAF dont le capital est aujourd’hui détenu à 100 % par la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) en charge de la gestion du profit oil ou part du brut revenant au Congo, se charge de la transformation du pétrole brut en produits finis dont le pétrole lampant.
Ce qui, du coup, aura fait de la CORAF un instrument de stabilisation des cours des hydrocarbures à l’échelle nationale, évitant ainsi au Congo des remous sociaux comme cela a été observé dans d’autres pays où l’augmentation du prix du carburant à la pompe a provoqué et continue de provoquer des grèves ou d’autres mouvements d’humeur.
C’est donc avec un sentiment de satisfaction pour avoir accompli leur mission que les quelque 300 agents de la CORAF ont fêté, en cette fin d’année 2022, le quarantième anniversaire de leur entreprise.
Mais un anniversaire qui se célèbre dans un contexte sanitaire pas trop reluisant. Non seulement parce que l’anniversaire survient juste au lendemain de la pandémie à coronavirus, mais aussi et surtout, à cause des maladies insidieuses. Parmi ces pathologies, le diabète dont le taux de prévalence est de 7 % au Congo, d’après des études. Il y a également l’hypertension artérielle dont le taux de prévalence était de 32,5 % en 2015, selon des travaux d’étudiants de la Faculté de médecine de l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville.
Il y a donc nécessité d’agir pour contrer ces deux pathologies de santé publique. «L’urgence et la nécessité de sensibiliser l’opinion sur l’impact du diabète au sein des communautés et de notre société́ tout entière est de mise. Car, c’est le moment d’appeler à plus d’action autour du diabète», recommandait, en novembre dernier, Lambert Chakirou, directeur général de l’hôpital Adolphe Sicé de Pointe-Noire. C’était à l’occasion du lancement de la campagne de sensibilisation et de dépistage du diabète dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre cette pathologie caractérisée par l’excès du sucre dans le sang.
Vérification «quotidienne» de la tension et de la glycémie

Quelques semaines après cet appel, la CORAF met à profit son anniversaire pour contribuer à la lutte contre le diabète, en procédant à la mesure de la glycémie ou taux de sucre dans le sang et au prélèvement de la tension artérielle.
«Il fallait bien faire bénéficier ces examens aux populations. Car très souvent, des gens s’estimant en bonne santé sont rongés par le diabète ou l’hypertension. Et quand ils s’en rendent compte, c’est déjà à un stade avancé. C’est à ce moment que surviennent des complications. Ainsi, en dehors des examens, nous sommes aussi en train de sensibiliser les patients afin qu’à l’avenir, ils mènent une veille permanente sur leur tension ou le taux du sucre dans leur sang», a expliqué le docteur Ferréol Clémer Malonga, médecin chef de service diabétologie de l’hôpital général de Loandjili de Pointe-Noire.
Pour les patients, c’est l’occasion de prendre des résolutions fermes. «Désormais, je vérifierai ma tension et ma glycémie quotidiennement», a juré Mme Tchouda du quartier Mbota-Raffinerie, après son dépistage.
En dehors du dépistage du diabète et du prélèvement de la tension artérielle, la CORAF a organisé d’autres activités dont le sport et les journées portes ouvertes.

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Editorial

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