Dans la poursuite de ses séances de travail avec les femmes de diverses catégories socio-professionnelles, le secrétariat exécutif du Conseil consultatif de la femme a échangé avec les femmes directrices générales, centrales et celles des forces publiques. C’était le 18 août dernier au siège de l’institution à Brazzaville.
En tant que Conseil, nous avons la mission de s’enquérir des difficultés des femmes et rechercher des voies et moyens pour les surmonter», a précisé Antoinnette Kebi, secrétaire exécutive du Conseil consultatif de la femme.
Le Conseil qui entend se mettre à l’écoute des femmes dans leur diversité s’est doté cette année d’un plan d’actions. La secrétaire exécutive a rappelé à cet effet les dispositions de la Constitution congolaise de 2015 qui assure à la femme les mêmes droits que l’homme.
Malheureusement, au niveau pratique, le Congo peine à faire des droits des femmes un levier de développement humain et durable. «De l’évaluation de la politique nationale genre 2016, il ressort que seulement 12% de femmes occupaient des postes de décision dans les ministères. La situation n’a pas véritablement changé depuis lors. Aussi, en matière fiscale, la femme mariée ne bénéficie pas de l’abattement fiscal reconnu aux hommes en fonction du nombre d’enfants», a-t-elle indiqué. «J’attends recueillir vos préoccupations avant d’en faire, suivant leur pertinence, l’objet d’alerte à l’attention du Gouvernement et du Président de la République. C’est à lui que revient le pouvoir discrétionnaire de les inscrire à l’ordre du jour des sessions de l’assemblée générale du Conseil», a dit Mme Antoinnette Kebi.
Au sortir de cette rencontre, les participantes ont pris connaissance du Conseil dans son entièreté et ont été munies du recueil des textes de cette institution qui, jusqu’à ce jour, est peu connue du public.
La secrétaire exécutive a exprimé sa satisfaction suite aux précédentes rencontres. «Nous sommes satisfaits d’avoir échangé avec ses quatre premières catégories et nous attendons le retour. Après chaque rencontre, nous envoyons des conclusions aux ministères concernés, nous en avons déjà envoyées à l’enseignement supérieur, qui les a jugées très pertinentes. Le ministère verra comment les mettre en pratique et nous continuons à faire ce travail et cela nous encourage à recevoir pareil retour», a confié la secrétaire exécutive.
E.M-O







