C’est l’histoire exceptionnelle, au cœur de l’Afrique Centrale, d’un journal. Le jeudi 4 septembre 1952 en effet, un missionnaire spiritain visionnaire, le Père Jean Le Gall, lançait le journal que vous lisez actuellement. Il traversera les épreuves de la région d’Afrique Centrale et du Congo ; sera La Semaine de l’AEF (Afrique équatoriale française), La Semaine et ou La Semaine Africaine. Que nous fêtions 73 ans de vie aujourd’hui n’est très certainement pas motif à pavoiser. Il y a du mérite de tous ceux qui ont accompagné cette aventure dans l’abnégation. Une fois par semaine, puis deux fois, puis de nouveau une fois par semaine nous tentons d’éclairer l’opinion sur tout ce qui fait la vie de ce monde.
Il s’agit, sans jamais verser dans la propagande, de nous en tenir à la ligne que nous avons adoptée dès le premier jour : dire que Dieu existe et que la foi ce n’est pas seulement faire le signe de croix mais aller dans la radicalité des défis de la vie ; parler de l’homme à l’homme de notre temps ; ne pas contribuer à nourrir les politiques d’exclusion et de confrontation… « L’Afrique bouge, il faut bouger avec elle », écrivait La Semaine Africaine dans les tout-premiers mois de nos indépendances formelles. Nous en sommes toujours à tenter de dire à nos concitoyens qu’ils peuvent vivre leur liberté d’autant mieux qu’ils auront pleinement conscience de leur devoir d’humanité et l’éclaireront de la lumière de l’Evangile.
Nous en sommes à tenter d’instiller un brin de ces inoxydables Dix commandements sous une forme ou sous une autre. Notre «grand âge» n’est pas signe que nous avons traversé les époques avec habileté, ni que nous entrions dans l’époque, gaillards de notre expérience. Les défis technologiques qui nous guettent et nous obligent à ne pas suivre le mouvement, mais à l’anticiper. Les époques se suivent mais ne se ressemblent pas. D’autant moins que même ceux qui nous lisent ont changé et changent dans leurs exigences.

Albert S. MIANZOUKOUTA

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