Dans le cadre de la célébration des 80 ans d’existence de l’Ecole militaire préparatoire général Leclerc (EMPGL), une cérémonie d’hommages aux enfants de troupes morts prématurément lors de leur apprentissage a été organisée par cette école militaire, à la place d’armes de l’établissement à Brazzaville, le 6 mars 2026. Elle symbolise la cohésion de la fratrie, l’honneur militaire, et la transmission des valeurs d’engagement aux nouvelles générations. A cet effet, un rituel du dépôt de gerbes de fleurs au pied du mur d’hommage érigé à l’occasion, à la place d’armes, a été effectué par des officiels.
Dans la lettre du souvenir lue par le lieutenant Johnson Aristide, officier de tradition, il est ressorti que ces enfants de troupes décédés portaient en eux la rigueur du béret, l’éclat de l’espérance du fanion, l’incandescence de l’honneur :«A vous qui vous tenez aujourd’hui en rang, jeunes élèves de cette maison, comprenez la gravité et la sacralité de cet instant immémorial, le poids d’un silence qui plonge dans l’intemporalité. En ce 80e anniversaire, alors que nous célébrons la pérennité absolue de notre institution à travers les décennies lumineuses, nous affirmons avec solennité monumentale que sa grandeur ne réside pas seulement dans ses succès passés, mais dans sa capacité à se souvenir avec acuité infinie». Précisant que, «ce souvenir c’est refuser l’indifférence, c’est opposer la fidélité inébranlable au néant de l’oubli, c’est prolonger la présence éclatante de ceux que la mort a réduits au silence, mais dont l’âme éthérée continue de briller dans l’histoire immortelle».

En ce 6 mars 2026, a-t-il poursuivi, «l’EMPGL s’incline devant ses enfants tombés non pas sur un champ de bataille, mais dans l’âme même de leur apprentissage, là où se forge la vocation d’un cadre. Ils étaient jeunes. Ils avaient la cadence des pas et des chants synchronisés», a-t-il souligné.
Dans le même cadre, une messe a été célébrée en l’église Notre Dame de l’Assomption sous le thème : ’’Honorer le passé et tracer l’avenir’’. Elle a été rehaussée de la présence du colonel-major Camille Serge Oya, des membres du bureau exécutif de l’association des anciens enfants de troupes (AET). Dans l’évangile tirée du livre d’Exode, l’aumônier de l’Eglise Evangélique du Congo (EEC), le pasteur Levy Nianga, a rappelé que, le passé peut-être idéalisé et considéré comme un âge d’or. «La vie nous dit de nous souhaiter, de nous souvenir de quelque chose, des autres lieux et de le raconter à nos enfants. C’est tout ce que nous voulons que tous les enfants reconnaissent les accomplissements et les efforts des générations précédentes du passé : J’exhorte les enfants de troupes à honorer le passé, tracer l’avenir et reconnaître les œuvres de Dieu. Nous devons nous tourner vers l’avenir avec espoir et conscience», a-t-il assuré.
Pour le lancement des festivités jubilaires de ces 80 ans, une série d’activités a été organisée les 4, 5 et 6 mars, au nombre desquelles, une Journée pédagogique avec l’organisation d’un concours de dictée dont les résultats ont été rendus publics, ainsi que des compétitions sportives de volley-ball, de basket-ball, et une cérémonie de vernissage.
Alain-Patrick MASSAMBA







