Pour lutter contre l’absentéisme et les retards, le gouvernement congolais a adopté, le 14 octobre 2025 en Conseil des ministres, un projet de décret réaménageant le temps de travail dans l’administration publique: la durée hebdomadaire passe désormais à 35 heures.
En République du Congo, le travail débutait à 7h et prenait fin à 14h. Ce qui était pénible pour les fonctionnaires vivant dans les quartiers périphériques des grandes villes surtout en période scolaire avec la lancinante question de pénurie du carburant. Pour arriver à temps au travail, il faut se battre pour avoir de la place ou payer 2 à 3 bus (demi- terrain, selon l’expression populaire) pour un trajet qui devait se parcourir avec un seul bus. Ce qui n’arrangeait pas les fonctionnaires.
Le Conseil des ministres a donc adopté un projet de décret réaménageant le temps de travail hebdomadaire à 35 heures, réparties sur cinq jours, du lundi au vendredi. Pris en application de l’article 121 de la loi n°68-2022 du 16 août 2022 portant statut général de la fonction publique, ce texte redéfinit les plages horaires. Pour les administrations fonctionnant en journée continue, la journée de travail s’étend désormais de 8 heures à 15 heures. Pour les services organisés en deux périodes, le travail s’effectue de 8 heures à 12 h 30, puis de 13 h 30 à 16 h 30. Enfin, un système de rotation ou de roulement est mis en place dans certains secteurs, notamment l’éducation nationale, afin de rationaliser le temps de travail et de diminuer les retards et l’absentéisme.
Le ministre d’État, ministre de la Fonction publique, du travail et du dialogue social, Pierre Mabiala, dit que « cette réorganisation vise à renforcer la discipline dans l’administration, à lutter contre les retards et l’absentéisme, ainsi qu’à favoriser le respect des obligations professionnelles des agents de l’État ». Les responsables des administrations doivent veiller à la bonne application des nouveaux horaires et informer leurs agents des dispositions qui leur sont applicables, le suivi de la présence des agents doit être assuré à travers des registres, dans l’attente de la digitalisation du dispositif.
Ce décret a obtenu un avis favorable de la Commission nationale consultative du travail lors de sa session des 14 et 15 juillet 2026. Le Gouvernement vise ainsi à optimiser l’organisation des services publics, à garantir la présence effective des agents et à moderniser l’administration face aux réalités socioéconomiques du pays.
Ruphine MBAMA(Stagiaire)








