L’annonce de la fermeture des salles de cinéma de Canal Olympia de Brazzaville, Pointe-Noire et Oyo, a été confirmée le 11 octobre 2025, après six ans d’activités. La décision de faire cesser les activités de ces salles au Congo avait été communiquée officiellement lors d’une rencontre entre Mme Lydie Pongault, ministre de l’industrie culturelle, touristique, artistique et des loisirs, et Mme Christine Pujade, présidente du réseau Canal Olympia. D’après certaines informations, le Groupe a cédé la gestion de ses infrastructures à un nouvel opérateur, dont l’identité reste inconnue. A ce sujet, Hassim Tall Boukambou, l’un des cinéastes congolais, réalisateur déjà de nombreux films, dont le plus récent a pour titre ‘’Mémoires du CFRAD’’, projeté dans la salle de cinéma Canal Olympia de Poto-Poto, à Brazzaville, le 11 octobre 2025, a livré ses impressions.

*Comment appréciez-vous la fermeture des salles de cinéma de Canal Olympia au Congo?
**Je dirais que comme les professionnels du cinéma et comme tous les citoyens congolais, c’est une nouvelle qui nous attriste. Espérons que les nouveaux gestionnaires qui pourront prendre ces salles de cinéma, que ce soient les pouvoirs publics, un privé congolais voire un étranger, pourront être à la hauteur des demandes du public congolais. Les Congolais ont besoin de se retrouver au cinéma, un endroit convivial où il fait bon de partager des expériences et de vivre certaines émotions.

*Peut-on penser à de bonnes perspectives du cinéma congolais au regard de cette fermeture?
** Je dirai tout simplement que le cinéma congolais fait face à plusieurs défis. Je pense que nous avions bien commencé il y a six ans avec l’ouverture des salles de cinéma Canal Olympia à Brazzaville, Pointe-Noire et Oyo. Je pense que là il est temps que les pouvoirs publics et les citoyens que nous sommes prenons la mesure de l’urgence d’agir dans le domaine culturel avec des salles adaptées.

*Quel message lancez-vous aux cinéphiles et aux cinéastes?
**Les cinéphiles doivent se mobiliser. C’est vrai qu’à chaque programmation les salles de cinéma n’étaient pas toujours pleines, cela dépend du film projeté. J’ai eu la chance, chaque fois de pouvoir remplir ces salles de cinéma lors des projections concernant les films congolais qui parlent aux Congolais. Il faut dire aussi que le défaut de ces salles de cinéma, il faut programmer les films maison, disons les films du Congo ou africains qui parlent des réalités africaines. C’est cela qui fera une grande adhésion du public prêt à venir au cinéma et à défendre ces salles là quand elles sont menacées de fermeture. Il appartient à tout le monde de se mobiliser pour la réouverture le plus proche de ces salles de cinéma.

Propos recueillis par
Philippe BANZ

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