Du 21 novembre2025 au 8 décembre2025, une délégation de la Fondation néerlandaise, « Sur un pied d’égalité » a été reçue successivement à Brazzaville, Dolisie, Pointe-Noire puis encore à Brazzaville pour évaluer un échantillon des réalisations de la coopération entre la fondation néerlandaise et le ministère des affaires sociales du Congo. La délégation était conduite par Dr Pim de Graaf, récemment élevé à la tête de la fondation, succédant ainsi à Leendert Struyss, présent dans la délégation. Dans une interview, Dr Pim de Graaf, apprécie le séjour de trois semaines au Congo.
*Vous venez de séjourner au Congo, quelle appréciation faites-vous de cette visite ?
**Grâce à notre collaboration de longue date, nous avons été chaleureusement accueillis et avons pu ressentir la chaleur et l’affection qui se sont développées entre mon prédécesseur, notre représentante locale et les différents partenaires
*Qu’est-ce qui a marqué votre séjour au Congo, au titre des activités menées ?
**Une grande partie de la visite a été consacrée à des discussions avec nos partenaires au sujet de notre collaboration et de la planification pour l’avenir. Nous avons examiné différents dossiers avec des représentants du ministère des Affaires Sociales, y compris la ministre elle-même. L’un d’entre eux concerne les soins et le soutien aux enfants atteints d’Infirmité Motrice Cérébrale et à leurs parents. Le ministère élabore actuellement un plan d’action et notre conseil d’administration va examiner si et comment nous pouvons y contribuer. Nous avons également discuté de cette question avec les deux Centres de Référence pour les enfants atteints d’IMC à Brazzaville et Pointe-Noire, que nous soutenons depuis plusieurs années. Un autre sujet de discussion avec le ministère a été le travail des différentes équipes médicales qui viennent au Congo pour opérer des enfants atteints de malformations, comme le pied-bot des membres inférieurs, et former leurs collègues congolais. Ce programme existe depuis de nombreuses années et nous espérons le poursuivre encore longtemps. Le troisième sujet de discussion est le Centre National d’Appareillage Orthopédique de Brazzaville Willem Struijs. C’est un nom long, dans la vie quotidienne, nous l’appelons CNAOB. Dans le passé, SUPE (Sur un pied d’égalité) a beaucoup contribué à ce centre et nous constatons qu’un soutien est à nouveau nécessaire pour ramener la production à son niveau initial. Outre les discussions avec le ministère, nous avons également visité plusieurs hôpitaux à Pointe-Noire et Dolisie, afin de nous orienter vers des lieux pour les missions médicales.
Une deuxième raison pour notre visite : au début de cette année, j’ai succédé à (Leendert Struyss), l’ancien président de notre fondation. Il a été à la tête de celle-ci pendant plus de 20 ans et ce voyage avait également pour but de lui permettre de transmettre ses connaissances, en expliquant l’histoire et les activités de la fondation au Congo. Plusieurs réunions festives d’adieu ont été organisées à Pointe-Noire et Brazzaville, au cours desquelles ses nombreuses initiatives et efforts ont été salués. Un bel adieu.
*Qu’envisagez-vous réaliser au Congo, dans le cadre de vos nouvelles responsabilités ?
**Nous avons l’intention de poursuivre et d’étendre nos activités, car il y a tant d’enfants au Congo qui ne reçoivent pas encore les traitements ou le soutien appropriés. Pour cela, nous dépendons de nos capacités financières. Nous recevons des fonds du public néerlandais, mais nous ne bénéficions d’aucune aide gouvernementale. Pour motiver le public néerlandais à nous faire des dons, il faut beaucoup d’information et de communication, c’est pourquoi la moitié de notre travail se fait aux Pays-Bas. Heureusement, nous avons un conseil d’administration actif et un réseau de bénévoles qui nous aident dans cette tâche.
*Un souhait à formuler?
**Une collaboration plus directe avec le Ministère de la Santé figure sur notre liste de souhaits, afin que nos missions médicales puissent se dérouler plus efficacement. Nous souhaitons étendre nos activités plutôt que les réduire.
Propos recueillis par Gastrone BANIMBA
