La 23e Coupe du monde a démarré le jeudi 11 juin 2026. Elle a la particularité d’être la première à réunir 48 sélections nationales, au lieu de 32 précédemment, et d’être organisée conjointement par trois pays, notamment les Etats-Unis, le Canada et le Mexique. La compétition se poursuivra jusqu’au 19 juillet.
La compétition s’annonce prometteuse. En dehors de l’Italie, absente pour la troisième fois d’affilée, tous les anciens vainqueurs sont présents (Seuls 8 pays dans le monde ont réussi à soulever le trophée). Le Brésil est le seul pays à connaître une participation continue avec sa 23e phase finale. Pour la Jordanie, l’Ouzbékistan et les Îles du Cap-Vert, ce sera leur baptême du feu.
Au total, ce sont 104 matchs (répartis dans 16 villes) que proposent les comités d’organisation (américain, canadien et mexicain) et la FIFA (propriétaire de la compétition). A raison de plusieurs matchs par jour. Ce sont autant de joutes et d’énigmes à résoudre qu’attendent des millions de personnes, l’oreille collé au poste récepteur ou les yeux rivés sur un poste de télévision, en ville comme dans la campagne. Par la magie des médias, c’est un événement qui éclipse d’autres.
La Coupe du monde a ses favoris. Ils sont européens et sud-américains (L’Europe et l’Amérique se partagent en effet l’intégralité des titres de la Coupe du Monde masculine de football: l’Europe ayant une légère avance avec 12 sacres contre 10 pour l’Amérique du Sud). Leur hégémonie est si féroce qu’ils alternent tous les quatre ans sur la plus haute marche du podium. Parce qu’elle couronne les plus forts, les meilleurs. La Semaine Africaine ne cessera d’en rappeler les têtes couronnées depuis 1930 : Allemagne (1954, 1974, 1990, 2014), Italie (1934, 1938, 1982, 2006), France (1998 et 2018), Espagne (2010), Angleterre (1966), pour l’Europe ; Brésil (1958, 1962, 1970, 1994, 2002), Argentine (1974, 1986, 2022), Uruguay (1930, 1950), pour l’Amérique du Sud.
Une opportunité historique pour l’Afrique

Les autres continents n’ont jamais réussi à remporter la compétition, bien que le Maroc (Afrique) ait réalisé une percée historique en atteignant les demi-finales en 2022. Cette année encore, avec un format élargi à 48 équipes et un contingent record de dix représentants (la plupart sont des spécialistes de la Coupe du monde), les spécialistes pensent que l’Afrique possède des chances inédites d’atteindre le dernier carré ou de placer plusieurs nations en quarts de finale. En tout cas, avec davantage de représentants et un tableau final plus accessible, l’Afrique espère franchir un nouveau cap et jouer un rôle majeur dans cette édition historique du Mondial. Le Maroc, demi-finaliste en 2022, et le Sénégal, quart-finalistes en 2002 sont les têtes de proue pour aller loin. Mais nul ne peut prédire ce que sera le comportement des huit autres nations : Algérie, Nigeria, Afrique du Sud, Côte d’Ivoire, RDC, Ghana, Egypte, Tunisie. Les férus de football africain rêvent. Ils ont raison. Ils savent, pourtant, qu’entre le rêve et la réalité, le fossé est large et profond.

Guy-Saturnin
MAHOUNGOU

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