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DROITS DE L’HOMME : Des activistes en prison

DROITS DE L’HOMME : Des activistes en prison

La plateforme des organisations de la société civile pour le respect des droits de l’homme et la démocratie exige la libération immédiate de cinq activistes défenseurs des droits de l’homme membres du Mouvement citoyen Ras-Le-Bol. Ils sont «en détention arbitraire» à la prison de Brazzaville depuis le 23 décembre 2019. Les organisations des droits de l’homme se sont exprimées au siège de l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) à Brazzaville, samedi 1er février 2020. La déclaration a été lue par Christ Freedman Bouka, chargé de la stratégie et de la formation au sein de la coordination nationale du Mouvement citoyen Ras-Le-Bol, en présence de Washington Ebina, président de la Fondation Ebina, Alex Wa Ibaka, président de l’association M22, Jean Nganga, président de l’Association de promotion des populations autochtones, ainsi que les membres du Mouvement citoyen Ras-Le-Bol.

La déclaration dont sont signataires treize associations de la société civile membres de la plateforme réclame la libération pure et simple des cinq membres détenus à la maison d’arrêt de Brazzaville. Les animateurs de la rencontre ont fait état d’un dossier vide, car ne présentant aucun fait qualifié d’incitation aux troubles à l’ordre public. Présentant le récit de l’arrestation des cinq activistes, la plateforme a indiqué que Céleste Nlemvo Makéla a été arbitrairement arrêté, sous la forme d’enlèvement par les services de sécurité le 22 décembre 2019, à Pointe-Noire, après un bref séjour à la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST). Il a été aussitôt transféré à la maison d’arrêt de Brazzaville, le 23 décembre 2019. Les quatre autres sont Parfait Mabiala, Franck Donal Saboukoulou, Guil Ossebi et Meldry Dissavoulou, responsables de mouvements associatifs, comme Association jeunesse en éveil du Congo (AJEC) et les Incarneurs d’Espoir, coordonné par Andréa Ngombé, basé à Paris en France. Ce dernier a annoncé sa candidature à la prochaine élection présidentielle de 2021. Les quatre ont respectivement été arrêtés le 23 novembre 2019 à Pointe-Noire et les 13, 16 et 17 décembre 2019 à Brazzaville. Ils se retrouvent tous à la maison d’arrêt de Brazzaville pour «Atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat».
Les autorités congolaises leur reprocheraient un soutien affiché sur les réseaux sociaux aux idéaux d’une dynamique politique que prône l’association dénommée «Incarner Espoir». Selon la déclaration, «les arrestations ne peuvent se justifier ni sur le plan légal ni sur le plan humain. La Plateforme des organisations de la société civile pour le respect des droits de l’homme et la démocratie a des raisons de croire que les accusations portées contre les cinq activistes sont de caractère politique. La plateforme s’inquiète également du spectre de la violence politique et de la répression qui est de plus en plus visible en République du Congo».
«Notre plateforme demande aux autorités congolaises de libérer rapidement les cinq activistes et de mettre fin à toute forme d’intimidation et de harcèlement judiciaire à l’encontre des acteurs de la société civile. Nous interpellons également la communauté internationale, à savoir : les Nations Unies, l’Union européenne, l’Union africaine…sur la situation des droits humains et des libertés fondamentales en République du Congo et plaide pour l’insertion du Congo dans les priorités de son agenda».
A noter que le Tribunal s’est déjà prononcé à travers une ordonnance de refus de mise en liberté provisoire sollicitée par Céleste Nlemvo Makéla, publiée le 20 janvier dernier et signée du magistrat juge d’instruction du 4e cabinet du Tribunal de Grande Instance, de Brazzaville, Karel Arian Ossombi. Il est maintenu en détention. La plateforme a conclu sa déclaration en soutenant que ces arrestations sonnent comme un signal négatif à l’endroit des organisations de la société civile à l’approche des élections présidentielles de 2021, mais aussi politiques qui voudraient faire un usage des libertés d’expression et de manifestation pacifiques dans un contexte politique tendu et incertain.

Ph. B.

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Editorial

Le pays change, nous aussi

Même quand l’Histoire avance, il nous arrive de ne pas toujours en distinguer les séquences. Nous sommes entrés dans ce mois des douleurs où il nous arrive souvent de pleurer séparément, parfois en union, deux morts illustres de notre Panthéon national. Il y a 46 ans en effet, le Président Marien Ngouabi et le Cardinal Emile Biayenda étaient assassinés à quatre jours d’intervalle l’un de l’autre.

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