Le ministère de l’Économie forestière, en collaboration avec la FAO et la Wildlife conservation society (WCS), a organisé un atelier le 4 novembre 2025. Il était consacré au renforcement de la collaboration entre les acteurs «Une seule santé» œuvrant pour les maladies zoonotiques, leur prévention et la surveillance de la santé faunique en République du Congo.
Cet atelier s’inscrit dans le cadre du programme de gestion durable de la faune sauvage (SWM), financé par l’Union européenne et cofinancé par le Fonds français pour l’environnement mondial et l’Agence française pour le développement. Son objectif principal était de consolider la collaboration entre les différents acteurs concernés par la surveillance, la détection et la réponse rapide aux maladies zoonotiques, conformément à l’approche intégrée «Une Seule Santé» (One Health), qui reconnaît l’interdépendance entre la santé humaine, animale et environnementale.
Il a rassemblé des acteurs des domaines de la santé humaine, animale et environnementale, ainsi que des représentants de la société civile, des ONG, des institutions de recherche et des partenaires techniques et financiers.
Richard Malonga, directeur général du programme WCS-Congo, a rappelé la vision de son organisme, celui d’avoir un monde où la faune et la flore sauvage prospère, dans un environnement sain, mis en valeur par les humains, qui tirent profit de la diversité et de l’intégrité de la vie sur terre. «C’est en suivant cet engagement, que WCS travaille en partenariat avec le Gouvernement congolais depuis 1991 pour protéger la faune et la flore sauvage du Congo; grâce à la science, à la conservation et, à l’éducation par l’incitation du public à apprécier la nature», a expliqué Richard Malonga.
Il a rappelé les quatre principaux résultats attendus de cette rencontre, avant d’exhorter les participants à mettre leur expertise au service de l’atelier et à formuler des recommandations susceptibles de servir de cadre de gouvernance pour la surveillance de la santé de la faune.
«Au Congo, près de 70% du territoire est forestier, la gestion durable des écosystèmes et la surveillance sanitaire de la faune doivent être au cœur des stratégies de prévention», a déclaré le représentant de la FAO, M. Pissang Tchangai Dademanao, soulignant l’importance d’une gestion durable des écosystèmes et de la surveillance sanitaire de la faune dans le contexte congolais, lesquelles doivent être au cœur des stratégies nationales de prévention.
Il a remercié l’Union européenne, ainsi que le Gouvernement congolais pour leur engagement aux côtés de la FAO dans le cadre du projet SWM, tout en réaffirmant la disponibilité de son organisation à accompagner le Congo dans la mise en œuvre de l’approche Une seule santé, au service de la santé des populations, des animaux et des écosystèmes.
M. Pissang Tchangai Dademanao a rappelé que la recrudescence des épidémies impose de renforcer les capacités locales en matière de prévention, de détection et de réponse. Expliquant le fondement du concept «Une Seule Santé», il a précisé qu’il repose sur un principe essentiel : la santé humaine, la santé animale et la santé des écosystèmes sont étroitement liées et indissociables.
Ouvrant les travaux, Roger Mbeté, conseiller à la faune et aux aires protégées, chargé des activités génératrices de revenus au ministère de l’économie forestière, a exprimé ses remerciements à l’endroit de la FAO et de la WCS pour les efforts consentis à l’organisation de cet atelier. Il a souligné l’importance de la lutte contre les zoonoses, lesquelles constituent une menace sans précédent pour la santé publique, la sécurité et la croissance économique mondiale, tout en insistant sur la nécessité de mettre en place une surveillance intégrée des zoonoses et un suivi multisectoriel de la qualité sanitaire des aliments
À l’issue des échanges, les participants ont formulé les recommandations ci-après: le développement d’un plan d’action conjoint de surveillance et de prévention; l’intensification des campagnes de sensibilisation communautaire sur les risques zoonotiques; la prise en compte des résultats des quatre thématiques examinées dans l’élaboration d’une feuille de route en vue de renforcer la lutte contre les maladies zoonotiques.
Cyr Armel YABBAT-NGO







