La compétition s’est achevée samedi 30 août 2025 par le sacre du Maroc. Il a conquis sa troisième couronne en s’imposant en finale face à de séduisants Malgaches.
La finale s’est déroulée à Nairobi, au Kenya, un des trois pays coorganisateurs de la compétition, avec l’Ouganda et la Tanzanie. Les Marocains ont été secoués, mais ils ont encore eu le dernier mot, en l’emportant par 3 à 2. Grâce à un collectif qui leur permet de surmonter toute difficulté et des individualités qui ont compris que le football est un jeu effectivement collectif et que les talents individuels doivent être mis au service du groupe. Le succès marocain met aussi en lumière un football bien organisé au niveau local, sinon professionnalisé à l’européenne, avec des clubs disposant de moyens permettant de retenir leurs meilleurs joueurs et d’installations adaptés au haut niveau. Déjà vainqueur en 2018 et 2020, le royaume chérifien est désormais le pays le plus titré de la compétition.
Madagascar a été la grande surprise de ce CHAN, réalisant une performance remarquable qui a largement dépassé les attentes et marqué les esprits. Le pays a atteint la finale pour la toute première fois de son histoire.
Le milieu de terrain marocain Mohamed Rabie El Hriemat a été élu meilleur joueur. Son compatriote Oussama Lamlioui, auteur de 6 buts, est le canonnier n°1 du tournoi. Le Sénégal s’est vu décerner le Trophée du Fair-play. Marc Diouf, son portier, décroche le trophée de meilleur gardien.
Les déceptions sont nombreuses: l’Afrique du Sud éliminée par le Soudan en phase de groupes ; le Sénégal, par le Maroc en demi-finale, et la RDC toujours par le Maroc mais en match de poule, par exemple. Quant aux Diables-Rouges du Congo (objectif des quarts de finale non atteint), la frustration vient surtout d’une préparation insuffisante à cause des problèmes internes ayant paralysé les compétitions dix mois durant, mais aussi d’un manque de rigueur et de motivation.
Pour les dirigeants de la CAF, notamment le président Patrice Motsepé, « c’est sans doute le CHAN le plus réussi de l’histoire du tournoi ». Des critiques ont pourtant émergé, notamment sur le manque de supporters lors de certains matchs, surtout ceux où le pays hôte n’était pas sur la pelouse. Et ce n’est pas nouveau, cela arrive partout dans le monde ! On peut se réjouir que le stade ait été rempli pour la finale. Des problèmes de sécurité ont également été soulevés.
Franck SOUAPIBOU







