Le Congo a tenté, face à la Tanzanie, vendredi 5 septembre 2025 au Stade Président Alphonse Massamba-Débat, de faire oublier ses débuts chaotiques en éliminatoires zone Afrique de la Coupe du monde 2026. Rien n’y a fait. Les deux sélections nationales se sont neutralisées, 1 but partout, dans leur match de la septième journée du groupe E.
Ce match marquait le retour du Congo dans la compétition internationale, après sa défaite face à la Zambie (2-4), son forfait volontaire contre le Niger (0-3), la ‘’déculottée’’ subie face au Maroc (1-6), en 2023 et 2024, et surtout les deux forfaits concédés face d’abord à la Zambie (0-3), ensuite à la Tanzanie (0-3), en mars 2025. La tutelle avait même pris la décision de ne plus poursuivre la compétition, avant de se raviser. Elle aurait craint une grosse amende et cédé à une pression d’une partie du «peuple».
Les buts de la rencontre de vendredi dernier ont été inscrits par Deschan Moussavou (68e) pour le Congo qui a ouvert le score, et l’égalisation par Selemani Mwalimu (84e). Une fois de plus, les Diables-Rouges, émoussés, ont connu une fin catastrophique de match, en mettant en relief une fatigue congénitale, semble-t-il. C’est toujours comme ça, c’est toujours pareil, dirait-on. On parle, on critique, on revient au point de départ, sur les mêmes erreurs. Faut-il continuer à tirer sur l’ambulance?
Il faut laisser les Diables-Rouges terminer leurs batailles, quand bien même leur petite forme déstabiliserait les inconditionnels. Peinant sur la route du Mondial, ils ont néanmoins montré quelque chose d’intéressant dans l’état d’esprit, la volonté, l’envie d’exister. Seulement ! Pour le reste, ils n’ont pas créé d’occasions franches de but. L’unique action ou presque, a été l’obole de Déogracias Bassinga que Migon Koto n’a pu convertir en but. Qu’est-ce qui bloquerait leur jeu offensif dans les vingt derniers mètres adverses? Gros, comme un ballon, est le point d’interrogation. On ne sait pas non plus si le changement intervenu au sein du staff technique augure d’un avenir radieux. Quoiqu’ils fassent, le favori de ce groupe est là : le Maroc, déjà qualifié avant la fin de la phase de poules.
Franck SOUAPIBOU







