L’Académie des sciences et technologies du Congo (ASTC) a tenu à Brazzaville, le 30 janvier 2026, une assemblée générale décisive marquée par l’adoption à l’unanimité de son rapport d’activités et de son rapport financier couvrant la période 2021-2026. Cette rencontre a permis de faire le point sur le fonctionnement de l’institution tout en esquissant les priorités à court et moyen termes.
Présidée par le professeur Itoua Ngaporo, président de l’ASTC et délégué général à la recherche scientifique et technologique, la session s’est déroulée au Centre national de référence de la drépanocytose. Elle s’inscrit dans une dynamique de consolidation de la gouvernance interne et de clarification du rôle stratégique de l’Académie dans l’appui aux politiques publiques.
Institution savante créée en 2011, l’ASTC a pour vocation de conseiller l’État et de contribuer à l’orientation des choix nationaux en matière de sciences, de technologies et d’innovation. Dans un contexte de recherche de diversification économique, ses membres ont réaffirmé la nécessité de renforcer l’ancrage de la science dans les processus de décision.

Le bilan présenté fait état d’actions menées dans la production d’expertise scientifique, l’encadrement des compétences et la participation aux réflexions nationales, malgré des contraintes structurelles persistantes. Parmi les priorités identifiées figurent notamment la reconnaissance institutionnelle formelle de l’Académie et l’obtention d’un siège propre, considérées comme des leviers essentiels pour améliorer son efficacité.
Des signaux encourageants ont toutefois été relevés, à la suite de l’audience récemment accordée au bureau de l’ASTC par le ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation technologique, Rigobert Maboundou. Cette rencontre est perçue comme une étape importante vers un renforcement du positionnement institutionnel de l’Académie.
L’assemblée générale a également été marquée par l’élection de nouveaux membres au sein des instances dirigeantes. Ce renouvellement vise à renforcer les capacités de pilotage et à insuffler une dynamique nouvelle, en phase avec les enjeux contemporains de la gouvernance scientifique.
À l’horizon 2026, l’Académie des sciences et technologies du Congo entend ainsi consolider son rôle de cadre de réflexion et de proposition, au service du développement scientifique, technologique et économique du pays. Une ambition qui repose sur une gouvernance renforcée et une meilleure intégration de la science dans les priorités nationales.
Cyr Armel
YABBAT-NGO







