Au cœur de Tié-Tié, l’un des quartiers les plus peuplés de la capitale économique et ville pétrolière congolaise, Pointe-Noire, un drame silencieux se joue chaque jour dans l’une des principales structures sanitaires publiques: l’hôpital de référence de Tié-Tié. Dans cet établissement sanitaire censé soigner et soulager, les conditions d’hygiène sont indignes.
Cafards rampant sur les murs, souris rôdant sous les lits et odeurs pestilentielles dans les couloirs. Tel est le quotidien des malades et du personnel médical.
Dans ce lieu censé inspirer confiance, c’est plutôt la peur de contracter une autre maladie qui domine.
Le constat est encore plus révoltant dans les services de maternité et de pédiatrie. Où il n’est pas rare de voir plusieurs nouveau-nés ou enfants entassés sur un même lit, exposés à des risques graves d’infection et de contamination. Dans ces conditions, comment parler de soins? De dignité humaine?
Le personnel hospitalier, pourtant dévoué, est souvent débordé et sans moyens. Il fait de son mieux, mais les infrastructures délabrées et le manque de matériel rendent sa mission presque impossible.
Pourquoi les responsables de ce centre hospitalier public restent-ils passifs face à une telle situation? Pourquoi les autorités sanitaires ne réagissent-elles pas, alors que les témoignages des patients et les constats sur le terrain sont accablants?
Pendant que les décideurs se taisent, les malades vivent un véritable calvaire au quotidien, les familles s’indignent, et la santé recule. Cet hôpital de référence, pourtant vital pour des milliers de citoyens, est devenu le symbole de l’abandon.
Il est urgent d’agir, pour redonner à cette grande structure sanitaire sa mission première: soigner dans la dignité, et non survivre dans la saleté.
Sévérine EGNIMBA

Les gens du Pct ont lamentablement échoué.
Cinquante sept ans sans aucun bilan.