La ministre des Affaires sociales, de la solidarité et de l’action humanitaire, Irène Marie Cécile Mboukou-Kimbatsa Goma, a lancé à Moufilou, dans le district de Mayéyé, un projet socio-économique visant l’insertion et l’inclusion des populations autochtones de ce village. L’événement s’est déroulé le 5 septembre 2025 en présence du sous-préfet de Mayéyé, de partenaires canadiens, de représentants du Programme alimentaire mondial (PAM), du coordonnateur du projet Telema, de la coordonnatrice du Programme national des filets sociaux (PNFS) et du coordonnateur du RENAPAC.

Le lancement a eu lieu dans le temple évangélique de Moufilou, paroisse de Makanda (Consistoire d’Indo), où de nombreuses personnes, autochtones et bantoues, se sont rassemblées. Ce projet intégrateur vise à répondre aux problèmes socio-culturels, à promouvoir l’apprentissage en matière de construction de l’habitat, ainsi qu’à améliorer l’éducation et la santé.
Moufilou est un village modèle où cohabitent 90 % de populations autochtones et 10 % de bantous. «Nous avons choisi de mettre en œuvre ce projet pilote dans cette localité. Si ce test s’avère concluant, il pourra être étendu à d’autres localités», a déclaré Mme Irène Marie Cécile Mboukou-Kimbatsa Goma.
D’une durée de 24 mois, ce projet prendra en compte tous les besoins des populations autochtones. «Il nous permettra d’établir un modèle pour accompagner nos compatriotes», a expliqué la ministre.
Le projet s’inscrit dans le cadre de l’initiative Telema, qui a reçu un financement supplémentaire de l’Agence française de développement (AFD). «Les populations autochtones n’auront rien à débourser», a précisé Mme Mboukou-Kimbatsa Goma.
Elle a également salué la présence de Guy Fabrice Ngoma, coordonnateur du réseau national des populations autochtones du Congo (RENAPAC), une plateforme d’organisations de la société civile visant à améliorer la qualité de vie des populations autochtones, à promouvoir leurs droits et à garantir leur participation dans les processus décisionnels nationaux. «Nous comptons sur votre contribution pour atteindre nos objectifs», a-t-elle ajouté.
Trois équipes mixtes, représentatives de la diversité et des groupes les plus vulnérables, ont été constituées. Des missions préparatoires, accompagnées d’une revue des données existantes, ont permis d’identifier trois domaines d’activité nécessitant un diagnostic approfondi: l’habitat, l’énergie et l’hygiène; l’éducation, la santé et la citoyenneté, ainsi que les activités génératrices de revenus et l’autonomisation.
Les résultats de ces travaux, ainsi que l’engagement de la communauté et des partenaires, seront présentés en vue des prochaines étapes.
La ministre a exposé les missions attribuées à l’équipe globale de planification et aux institutions responsables du projet.

«Le vivre-ensemble dans la paix»

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La ministre posant avec les deux équipes

Le 6 septembre, la ministre Irène Marie Cécile Mboukou-Kimbatsa Goma a pris part à une soirée culturelle organisée à la place Molindo de Mayéyé qui était pleine de monde, témoignant d’une ambiance de joie et d’enthousiasme. Cet événement était un moment de partage et de communion visant à promouvoir la fraternité, l’amour et la solidarité parmi les filles et fils de Mayéyé.
La célébration culturelle s’est poursuivie le 7 septembre avec le match de football opposant la jeunesse dynamique de Maman Irène Marie Cécile Mboukou-Kimbatsa à celle du Mouvement socialiste des jeunes de Yaya. L’équipe de Mayéyé a remporté cette rencontre par un score de 4 à 1.
La compétition s’est déroulée dans un esprit de fair-play, de fraternité et dans le vivre-ensemble. «Ce match retour symbolise une jeunesse engagée, prête à dialoguer et à construire. Il prouve que nos passions peuvent devenir un moteur d’unité, de développement et d’épanouissement collectif», a déclaré le président du Mouvement socialiste des jeunes de Yaya.
La ministre a insisté, pour sa part, sur l’importance de vivre dans la paix sans laquelle, a-t-elle noté, «vous ne seriez pas partis de Yaya pour Mayéyé».

Un cadre
de vie amélioré pour les
populations autochtones

Le 8 septembre, la ministre Irène Marie Cécile Mboukou-Kimbatsa a procédé à la remise symbolique des logements construits dans le cadre du Programme national des filets sociaux, au bénéfice des populations autochtones et bantoues du village de Moufilou. Ces nouvelles habitations remplacent leurs anciennes maisons afin d’améliorer leur qualité de vie.
Ce projet pilote pourrait s’étendre à d’autres localités du Congo pour démontrer que le changement est possible. «Il s’agit d’une initiative de transformation qui, avec le temps, vise à améliorer les conditions de vie des populations autochtones, non seulement par le biais de l’habitat, mais aussi en matière de santé, d’assainissement, d’éducation et de nutrition, afin qu’elles puissent vivre aussi bien que les populations bantoues», a déclaré Mme Cornelli Oko Mavoungou, en précisant que cette amélioration concernera tant les populations autochtones que bantoues.
Au village d’Idoumbi, Mme Irène Marie Cécile Mboukou-Kimbatsa Goma a apporté sa contribution à la construction du temple des salutistes.

Cyr Armel YABBAT-NGO

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