Le ministre des Finances, du budget et du portefeuille public, Christian Yoka, a présenté devant les deux chambres du Parlement, jeudi 30 octobre 2025, le projet de loi de finances exercice 2026. Il est élaboré sur la base des orientations du cadre budgétaire à moyen terme 2025-2028 et vise à consolider les équilibres macroéconomiques. L’un de ses objectifs est de dynamiser la croissance.

La loi de finances 2026 prévoit de réintégrer dans le budget général de l’Etat, les ressources de certains fonds et structures dont les affectations ne remplissent pas les critères légaux des comptes spéciaux du trésor ou des budgets annexes.
Les entités ne disposant pas de l’autonomie financière de gestion verront leurs ressources désormais rattachées au budget général à travers la nomenclature des transferts courants ou en capital.
Il s’inscrit dans une dynamique de conscientisation des principes fondamentaux de gestion des finances publiques, notamment l’universalité budgétaire, l’unicité de caisse, la transparence et l’efficience de l’allocation des ressources publiques.
Ce projet de loi de finances est basé sur les hypothèses suivantes: une production pétrolière estimée à 105,0 millions de barils; le prix du brut congolais établi à 60 dollars; le taux de change pour 1 dollar égal à 550 FCfa; une production du gaz projetée à 1.829.324 SM3; le prix de gaz à la CEC à 129 USD/ SM3; le prix du gaz livré exporté (GNL) à 0,252 USD/SM3.
La production gazière: GNL (137. 812.429 millions de BTU), GPL Wing Wah (334 800 tonnes), Gaz CEC (985.000 KSM3) et le Gaz CED (65.700 KSM3).
Au plan budgétaire, les ressources se situent à 2 501,4 milliards de francs Cfa, les dépenses budgétaires s’établissent à 2 270, 167 milliards de franc Cfa. Il se dégage un solde budgétaire excédentaire de 280, 373 milliards de francs Cfa.
S’agissant de la trésorerie, les hypothèses se déclinent de la manière suivante: les ressources de trésorerie (548,885 FCFA), les charges de trésorerie (1 470,7 milliards de francs Cfa.
Il en résulte un déficit de trésorerie de 921,867 milliards de FCFA particulièrement financé par l’excédent budgétaire de 234 224 milliards de FCFA. Il subsiste un gap de financement de 641 495 milliards de francs Cfa, qui sera couvert par diverses sources de financement.
Il convient de relever que, si l’application des nouvelles mesures inhérentes à l’impôt sur les sociétés ne présente aucune objection, celles relatives à l’impôt sur les salaires ne pourraient être mises en œuvre qu’après une période transitoire nécessaire à la réalisation des études devant permettre de mesurer son impact sur les assujettis ainsi qu’à l’implémentation de ces mesures.
A noter qu’en 2026, le Congo projette une croissance de 3,6% contre 3,1% en 2025. Cette progression sera portée par le secteur hors pétrole dont la croissance devrait atteindre 4,2%, tandis que le secteur pétrolier contribuerait pour 1,2%. L’inflation est attendue à 3,0% à la norme communautaire.

Cyr Armel YABBAT-NGO

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