Sous les lambris du Sénat, l’atmosphère était à la fois solennelle et lourde d’engagements. Le 25 janvier à Brazzaville, le président de la haute chambre, Pierre Ngolo, a patronné la 8ᵉ session de la conférence des présidents, en présence d’une importante délégation gouvernementale conduite par le Premier ministre, chef du Gouvernement, Anatole Collinet Makosso. Une rencontre inaugurale pour l’année 2026, que le président du Sénat a aussitôt placée sous le signe d’une échéance majeure: l’élection présidentielle à venir.
«Cette rencontre est la première de l’année (…) Nous allons pour cette année 2026 avoir à organiser une élection présidentielle, une consultation majeure», a-t-il déclaré, rappelant l’ampleur politique et symbolique du rendez-vous. À quelques mois de cette consultation, Pierre Ngolo a formulé un vœu appuyé: que «ce grand rendez-vous de la démocratie» se déroule dans la paix, conformément au souhait du Chef de l’État, et qu’il «porte confirmation de la démocratie».

Le président du Sénat a insisté sur la nécessité de prendre toutes les dispositions pour éviter tout désordre dans un contexte où les lendemains d’élections présidentielles sont souvent marqués par des tensions. En écho, le Premier ministre a appelé la deuxième chambre du Parlement à jouer pleinement son rôle. «Nous espérons que nous bénéficierons, à titre individuel peut-être collectif, de votre contribution dans l’atteinte des missions que le peuple nous a confiées», a déclaré Anatole Collinet Makosso, soulignant l’importance d’un engagement partagé.
Le chef du Gouvernement a plaidé pour une mobilisation de tous afin que l’échéance électorale se déroule «dans la paix, dans une ambiance bon enfant», à l’image, selon lui, d’un pays qui a inscrit le renouvellement de ses instances dirigeantes par les urnes «comme une tradition depuis plus d’un quart de siècle».
Et d’ajouter: «À échéances régulières, le Congo a réussi à organiser ses élections. On peut se permettre de dire que ce n’est pas donné à tous les pays du continent de s’imposer cette rigueur, cette discipline à chaque instant». Une profession de foi conclue par l’assurance que le Gouvernement croit à la réussite de la prochaine présidentielle.
Sur le plan institutionnel, la conférence des présidents a également arrêté son agenda législatif. Devant la presse, la deuxième secrétaire du Sénat a fait état de six affaires inscrites à l’ordre du jour.
La situation sécuritaire dans les départements du Pool et du Djoué-Léfini s’est invitée au cœur des échanges. «Cette communication a permis à la conférence des présidents d’être édifiée sur les efforts consentis par le Gouvernement pour préserver la paix dans ces deux départements», a-t-on indiqué, preuve que, derrière l’agenda parlementaire, la question de la stabilité demeure un fil conducteur des débats.
Cyr Armel
YABBAT-NGO







